FICHE QUESTION
10ème législature
Question N° : 22839  de  M.   Vanneste Christian ( Rassemblement pour la République - Nord ) QE
Ministère interrogé :  logement
Ministère attributaire :  justice
Question publiée au JO le :  16/01/1995  page :  262
Réponse publiée au JO le :  21/08/1995  page :  3610
Rubrique :  Baux d'habitation
Tête d'analyse :  Loyers
Analyse :  Impayes. expulsion des locataires. execution des decisions de justice. delais
Texte de la QUESTION : M. Christian Vanneste appelle l'attention de M. le ministre du logement sur la necessite de restaurer la confiance dans l'investissement locatif en raccourcissant les procedures judiciaires et en accelerant l'execution des decisions judiciaires definitives. Ne serait-il pas, de la meme maniere, utile d'executer les decisions d'expulsion dans des delais courts, le parc public assurant systematiquement le relogement des expulses de bonne foi ? Il faut en effet pouvoir liberer un logement dont le locataire est defaillant. il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il compte prendre en ce sens.
Texte de la REPONSE : Il resulte des derniers chiffres disponibles pour l'annee 1993 que les tribunaux d'instance ont statue sur 113 813 demandes en paiement des loyers et des charges, tendant pour la plupart a faire prononcer ou constater la resiliation du bail et l'expulsion (60 859 procedures au fond et 52 954 en refere). Il s'est ecoule en moyenne un delai de trois mois entre la saisine du tribunal et la decision du juge. Les demandes formees en refere (46,5 p. 100 des demandes) ont ete traitees en 1,5 mois tandis que les procedures au fond l'ont ete en 4,4 mois. S'agissant de l'execution des decisions d'expulsion, il a ete donne instruction aux prefets, par circulaire interministerielle (interieur, justice, logement), en date du 26 aout 1994, d'executer, conformement a la loi, les jugements en s'efforcant de concilier le principe de l'execution des decisions de justice, le maintien de l'ordre public et le relogement necessaire des menages de bonne foi en difficulte. A cette occasion ont ete rappelles les termes de l'article R. 441-4 du code de la construction et de l'habitation, qui prevoit que les logements H.L.M. doivent etre attribues en priorite aux personnes de bonne foi expulsees, a condition que leurs situations et que leurs ressources repondent aux criteres fixes a l'article R. 441-1 du meme code.
RPR 10 REP_PUB Nord-Pas-de-Calais O