FICHE QUESTION
10ème législature
Question N° : 35044  de  M.   Hannoun Michel ( Rassemblement pour la République - Isère ) QE
Ministère interrogé :  justice
Ministère attributaire :  justice
Question publiée au JO le :  12/02/1996  page :  730
Réponse publiée au JO le :  15/04/1996  page :  2077
Rubrique :  Justice
Tête d'analyse :  Frais de justice
Analyse :  Honoraires des avocats. prise en charge par la partie perdante. perspectives
Texte de la QUESTION : M. Michel Hannoun attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les problemes lies au cout d'un proces pour le justiciable qui est dans son bon droit. A la difference des frais d'huissier ou des frais d'expert, les honoraires d'avocat ne sont pas automatiquement supportes par la partie perdante. Certes, l'article 75 de la loi no 91-647 du 10 juillet 1991 relative a l'aide juridique precise que « le juge condamne... la partie perdante a payer a l'autre partie la somme qu'il determine... ». Ainsi, le principe est en la matiere de condamner - sauf exception motivee - le perdant, tout en tenant compte le plus largement possible du cout du proces. Or ce mecanisme ne fonctionne pas toujours correctement en raison des sommes tres insuffisantes fixees dans les conclusions du proces. C'est pourquoi il parait utile d'instituer, dans l'interet des justiciables, un minimum indemnitaire qui pourrait etre fixe par voie reglementaire. Il lui demande en consequence de bien vouloir lui faire connaitre son sentiment sur ce point et lui preciser les mesures qu'il compte eventuellement prendre en la matiere, sur le plan reglementaire.
Texte de la REPONSE : Le garde des sceaux a l'honneur de faire connaitre a l'honorable parlementaire que la Chancellerie suit avec la plus grande attention l'ensemble des questions relatives au cout d'acces a la justice. A ce titre, elle est naturellement conduite a s'interesser a la mise en oeuvre du dispositif prevu a l'article 700 du nouveau code de procedure civile. Ce theme important devrait etre etudie dans le cadre de la mission de reflexion et de proposition sur la procedure civile confiee a M. Jean-Marie Coulon, president du tribunal de grande instance de Nanterre, dont les conclusions definitives doivent etre rendues en decembre 1996.
RPR 10 REP_PUB Rhône-Alpes O