|
Texte de la QUESTION :
|
M. Gérard Weber appelle l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale concernant la prise en charge du soutien aux familles de traumatisés crâniens dans les hôpitaux et centres de rééducation fonctionnelle. La loi sur les « droits des malades » fixe, parmi ses objectifs, la lutte contre la douleur. La charte sur « l'accueil des familles » (en milieu hospitalier) a été signée début 2004. Or la prise en charge de la souffrance des familles et l'annonce du handicap, le moment venu, sont généralement mal, voire pas du tout assurées par les services hospitaliers et parfois dans les centres de réadaptation et de rééducation fonctionnelle, faute de moyens. L'enseignement dans les facultés de médecine ne doit-il pas mieux prendre en compte la dimension du « soin global » qui devrait inclure l'aide aux familles des personnes handicapées ? Les conseils d'administration des hôpitaux ne devraient-ils pas consacrer, au moins une fois pas an, un temps pour faire le point sur cette problématique ? Les dispositions légales ou réglementaires dans ce domaine ne devraient elles pas constituer un objectif obligatoire de la formation des professionnels de la santé publique concernés ? Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles dispositions le Gouvernement envisage de prendre afin d'apporter une solution à ces problèmes.
|
|
Texte de la REPONSE :
|
Le Gouvernement est très attentif à maintenir la qualité de la formation des médecins, en particulier sur tous les sujets concernant la relation médecin-malade. Les objectifs pédagogiques de la 2e partie du 2e cycle des études médicales consacrent des enseignements spécifiques sur ce sujet : l'annonce d'une maladie grave, l'éducation du patient atteint d'une maladie chronique, la personnalisation d'une prise en charge médicale. Par ailleurs, la circulaire du 18 juin 2004 relative à la filière de prise en charge sanitaire, médico-sociale et sociale des traumatisés crânio-cérébraux et des traumatisés médullaires, donne aux agences régionales de l'hospitalisation (ARH), aux directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS), aux directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et aux acteurs de terrain, les principes d'organisation de la filière de prise en charge des traumatisés crânio-cérébraux et des traumatisés médullaires. Elle prévoit l'organisation en réseau d'acteurs expérimentés et identifiés mais elle insiste aussi sur l'accueil, l'écoute, l'information et le soutien indispensables aux proches des personnes traumatisées, et intègre le projet de réadaptation et de réinsertion dès la prise en charge en médecine physique et de réadaptation. Enfin, le décret du 2 mars 2005 relatif à la commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge, pris en application de l'article L. 1112-3 du code de la santé publique (article 16 de la loi du 4 mars 2002 codifiée) institue, dans chaque établissement de santé public ou privé, une commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge. Celle-ci se réunit au moins une fois par an et procède, notamment, à une appréciation des pratiques de l'établissement concernant les droits des usagers et la qualité de l'accueil et de la prise en charge. Par ailleurs, afin d'améliorer la qualité de l'écoute, le Gouvernement souhaite développer les structures d'accueil (espaces familles) d'éducation à la santé présents dans certains hôpitaux.
|