FICHE QUESTION
12ème législature
Question N° : 73090  de  Mme   Poletti Bérengère ( Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes ) QE
Ministère interrogé :  santé et solidarités
Ministère attributaire :  agriculture et pêche
Question publiée au JO le :  13/09/2005  page :  8495
Réponse publiée au JO le :  12/09/2006  page :  9557
Date de changement d'attribution :  29/11/2005
Rubrique :  santé
Tête d'analyse :  grippe aviaire
Analyse :  lutte et prévention
Texte de la QUESTION : Mme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la grippe aviaire. Dans son bulletin 28 du 18 août dernier, l'Organisation mondiale de ]a santé a indiqué que l'expérience en Asie du Sud-Est montre que les cas humains d'infection sont rares et que le virus ne se transmet pas facilement de la volaille à l'homme. Á ce jour, ces cas se sont produits majoritairement en zone rurale et, aucun cas n'a été associé à la consommation de volailles ou d'oeufs. Pourtant, on parle de la mise en cause du porc, s'il est porteur du virus grippal humain et du virus N5N1, les deus virus pourraient se recombiner et éventuellement toucher l'homme. Aussi, il lui serait agréable de connaître la véracité de cette information, d'une part, et s'il compte prendre des mesures afin de surveiller les élevages porcins de France, d'autre part. - Question transmise à M. le ministre de l'agriculture et de la pêche.
Texte de la REPONSE : Le porc est une espèce animale qui est réceptive à la fois aux virus Influenza aviaires et aux virus Influenza touchant l'homme. Ainsi, l'espèce porcine pourrait théoriquement servir de « creuset » pour le mélange du matériel génétique des virus humains et aviaires, et l'apparition d'un nouveau sous-type potentiellement dangereux pour l'homme. La probabilité d'occurrence d'un tel événement demeure cependant extrêmement faible. Aucun élément ne permet d'affirmer que cette recombinaison génétique chez le porc a eu lieu à ce jour, y compris dans les pays du Sud-Est asiatique les plus touchés par le virus H5N1 et où les populations humaines et animales vivent en contact étroit les unes des autres. Par ailleurs, aucun cas de porc infecté par le virus H5N1 n'a été signalé dans le Sud-Est asiatique malgré une forte densité d'élevages porcins. En outre, dans les pays de l'Union européenne, le haut degré de spécialisation et de confinement des élevages porcins généralement pratiqué diminue fortement les risques de contact entre les porcs et des oiseaux potentiellement infectés. Les mesures de lutte existantes contre l'Influenza aviaire chez les volailles permettent également de prévenir ces risques. Enfin, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), régulièrement consultée sur la pertinence de la législation sanitaire, n'a émis aucun avis recommandant la mise en place, en dehors d'un contexte d'épizootie, de mesures particulières visant les élevages porcins. Dans son avis du 10 juillet 2006 relatif au rôle des espèces réceptives dans la circulation du virus H5N1 et au risque qu'elles représentent pour l'homme ou les animaux, l'AFSSA conclut que « les mammifères ne semblent pas participer à la circulation du virus et qu'ils représentent un risque de contamination humaine négligeable ». Compte tenu des éléments qui précèdent, il n'apparaît donc pas aujourd'hui nécessaire de mettre en place une surveillance des virus Influenza dans tous les élevages porcins français.
UMP 12 REP_PUB Champagne-Ardenne O