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Texte de la REPONSE :
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DÉSENCLAVEMENT DU DÉPARTEMENT DE LA LOZÈRE M. le président. La parole est à M. Francis
Saint-Léger, pour exposer sa question, n° 1077, relative au désenclavement du
département de la Lozère. M. Francis Saint-Léger. Je
voudrais interroger M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie,
du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des
négociations sur le climat, au sujet de l'engagement global de l'État en faveur
du désenclavement routier et ferroviaire du département de la
Lozère. L'aménagement de la route nationale 88, en particulier des
contournements de Mende et de Langogne, demeure prioritaire pour la Lozère et
bien au-delà puisqu'il s'agit, plus largement, de relier dans de bonnes
conditions Toulouse à Lyon. Après les mises en service des viaducs du
Romardiès et de Rieucros, la réalisation de la rocade ouest de Mende, située
entre le viaduc de Rieucros et la RN88, a été inscrite dans le programme de
modernisation des itinéraires routiers, le PDMI, et j'en remercie M. le ministre
d'État. Il est désormais nécessaire d'avoir une visibilité sur le co-financement
de cette opération et l'échéancier de sa réalisation. Il est impératif que la
rocade nord-est de Mende et la déviation de Langogne puissent être prises en
compte dans le cadre du prochain PDMI afin de parvenir à la finalisation des
contournements de ces deux villes. Je voudrais donc savoir où en sont les études
relatives à ces projets. Concernant l'autoroute A75, l'aménagement de
nouveaux échangeurs à Saint-Chély-d'Apcher, au Massegros ainsi qu'au Monastier
apparaît également tout à fait nécessaire afin de favoriser à la fois l'essor
économique et la desserte locale. Enfin, en matière ferroviaire, les lignes
Clermont-Ferrand-Nîmes et Béziers-Neussargues doivent impérativement être
pérennisées, j'y insiste, tant leur importance en matière de fret et de service
au public pour les voyageurs est primordiale. Des travaux d'envergure doivent
être clairement planifiés sur la ligne Clermont-Ferrand-Nîmes, dite " du Cévenol
", afin d'assurer son confortement. La semaine dernière, à l'occasion des 140
ans de l'ouverture du tronçon Langeac-Langogne, l'association des élus pour la
défense du Cévenol et de la ligne Clermont-Ferrand-Nîmes a très justement
décerné à ce train le trophée du train le plus lent d'Europe. On pourrait même
dire : le plus lent des pays industrialisés. En effet, alors que les TGV roulent
à plus de 300 kilomètres/heure, le Cévenol est limité à 30 kilomètres/heure sur
de nombreuses portions. De plus, le trafic fret est interrompu jusqu'à fin août
sur cette même ligne. Cette situation n'est pas acceptable, et toutes les
dispositions doivent être prises afin que ces lignes qui sont hors du réseau TGV
soient maintenues et même développées. Voilà quelles sont nos
préoccupations. Je souhaiterais des précisions sur l'engagement de l'État
concernant ces dossiers très importants pour le département de la
Lozère. M. Jacques Remiller. Très bien ! M.
François de Rugy. Très bonne question ! M. le
président. La parole est à M. Dominique Bussereau, secrétaire d'État
chargé des transports. M. Dominique Bussereau, secrétaire
d'État chargé des transports. Vous avez rappelé, monsieur le député, que le
Gouvernement était attaché à l'aménagement de la RN88, notamment entre
l'autoroute A75 et Lyon, puisqu'il s'agit d'une infrastructure de transport
majeure pour la desserte des territoires ruraux, et urbains, du Massif central
dans son acception la plus large. Dans cette optique, notre ambition est de
réaliser à terme le contournement de Mende à deux fois deux voies. Les
contraintes budgétaires, que vous connaissez, imposent toutefois de se
concentrer sur une première phase, plus modeste mais réalisable plus rapidement,
une route bidirectionnelle. La réalisation de la rocade ouest de Mende est
inscrite au PDMI de la région Languedoc-Roussillon - vous y avez d'ailleurs
beaucoup oeuvré - pour un montant de 21,6 millions d'euros et la rocade sera
construite dans ce cadre. Cette route bidirectionnelle devrait être mise en
service avant 2014, et les études nécessaires sont engagées. Le prolongement
de cette rocade vers l'est afin de réaliser un contournement complet, qui
devrait suivre, n'a pas pu être inscrit à l'actuel PDMI. Nous l'examinerons donc
lors de la prochaine génération de PDMI avec, dans le même esprit, la
possibilité de le réaliser dans un premier temps sous la forme d'une route
bidirectionnelle. S'agissant des déviations des communes de Langogne et de
Pradelles, j'ai mandaté le préfet de la région Languedoc-Roussillon pour
poursuivre les études préalables à leur déclaration d'utilité
publique. S'agissant des échangeurs sur l'A75, cette autoroute comporte,
depuis sa création, une densité de points d'échanges importante et supérieure à
la moyenne des autres autoroutes. Ainsi, Saint-Chély d'Apcher, ville que vous
connaissez bien et que vous aimez, est déjà desservie par deux échangeurs
distants de cinq kilomètres. Toutefois, à la demande des collectivités,
Jean-Louis Borloo et moi-même avons commandé le lancement des études du
complément de l'échangeur nord. Cet aménagement n'a de sens que parce que votre
conseil général avance de son côté sur la réalisation du barreau de raccordement
à la route départementale 989. Par ailleurs, dans un contexte budgétaire
contraint, nous pourrions aussi financer ces opérations conjointes par un
redéploiement des financements prévus sur l'ex-RN106, comme nous l'avons indiqué
dans un courrier au président du conseil général de la Lozère. En ce qui
concerne le diffuseur du Monastier, nous avons, en lien avec le conseil général
de Lozère, lancé une réflexion sur les possibilités d'aménagement du carrefour
permettant de desservir la nouvelle zone d'aménagement concerté. Comme il s'agit
d'un aménagement nouveau et d'une desserte locale, nous comptons naturellement
sur les collectivités pour le prendre en charge. Le demi-échangeur du
Massegros, dans l'Aveyron, a également été examiné : il ne présente qu'un
intérêt limité compte tenu des trafics attendus et de sa position par rapport à
celui de Séverac-le-Château. Nous ne sommes pas opposés à sa réalisation, si les
collectivités locales veulent bien assumer son financement. Enfin, en matière
ferroviaire, les travaux de maintenance des lignes Clermont-Nîmes et
Béziers-Neussargues se poursuivent, afin d'améliorer un niveau de service très
dégradé compte tenu de la trop longue absence de travaux. Sur la portion
centrale de la ligne des Cévennes, entre Langeac et Langogne, 13 millions
d'euros de travaux ont été programmés dans le cadre du plan rail Auvergne. Ces
travaux s'achèveront en 2012, et nous avons d'autres projets de remise à niveau
de cet itinéraire. Sur la ligne Béziers-Neussargues, des travaux de
maintenance seront réalisés à l'automne prochain sur le fameux viaduc de
Garabit, pour un montant de 1,5 million d'euros, ce qui permettra de sécuriser
l'approvisionnement de l'usine ArcelorMittal de Saint-Chély
d'Apcher. M. le président. Je vous rappelle qu'une question
orale et sa réponse ne doivent pas excéder une durée de six minutes.
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