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Texte de la REPONSE :
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PRÉSENCE DE L'ARMÉE À VOUZIERS-SÉCHAULT M. le président. La parole est à M. Jean-Luc
Warsmann, pour exposer sa question, n° 1240, relative à la présence de l'armée à
Vouziers-Séchault. M. Jean-Luc Warsmann. Ma question
s'adresse à M. le ministre d'État, ministre de la défense et des anciens
combattants. Elle porte sur l'avenir de la présence de l'armée de l'air à
Vouziers-Séchault, dans les Ardennes. Ce site existe depuis 1952. Il dépend
administrativement de la base aérienne 112, la base de Reims. Il est extrêmement
utile pour nos armées car il permet de former des militaires à la
neutralisation, à l'enlèvement ou à la destruction d'engins explosifs. Or les
élus sont inquiets. Ils s'interrogent sur l'avenir de ce site, dans le cadre de
la réorganisation de nos armées et de la mise en place prochaine des bases de
défense. Ma question est donc très simple : quel est l'avenir de ce site ?
Sera-t-il pérennisé ? Sous quelle forme et avec quelle utilité pour nos armées
? M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État
chargée de la jeunesse et de la vie associative. Mme Jeannette
Bougrab, secrétaire d'État chargée de la jeunesse et de la vie
associative. Monsieur le président Warsmann, je vous prie d'excuser Alain
Juppé, qui assiste à la réunion des ministres de la défense européens à
Bruxelles, et qui m'a prié de vous communiquer les éléments suivants. Tout
d'abord, il n'est pas question pour le ministère de la défense de fermer cette
base. Comme vous le savez, elle sert en effet à des missions présentant un
intérêt tout particulier pour l'ensemble des armées ; ainsi la formation et
l'entraînement des personnels des armées et d'autres organismes en matière de
neutralisation et de destruction d'engins explosifs y sont assurés quarante
semaines par an. De plus, la présence d'une piste d'aviation désaffectée permet
au génie de l'air de s'entraîner à la réfection des pistes aéronautiques. Des
exercices majeurs y sont enfin régulièrement organisés, à l'image de l'exercice
" Reghaïa 2010 ", au profit des forces spéciales air, qui s'est déroulé en juin
de cette année. Les études conduites par l'état-major des armées dans le
cadre de la rationalisation des lieux d'entraînement ont donc permis la
pérennisation de ce site. Son intégration dans la base de défense de Mourmelon
au 1er janvier 2011 doit permettre d'optimiser cette emprise de l'armée de
l'air, en l'ouvrant plus largement, notamment à l'armée de terre, tout en
rationalisant ses coûts d'utilisation. M. le président. La
parole est à M. Jean-Luc Warsmann. M. Jean-Luc Warsmann.
Merci pour ces éléments de réponse positifs, madame la secrétaire d'État. Je
suis en effet convaincu, comme vous, de l'utilité de ce détachement, à plus
forte dans un arrondissement rural qui compte environ 22 000 habitants pour 123
communes, et où la présence de ces quelques dizaines de militaires est un
élément important.
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