|
Texte de la QUESTION :
|
Mme Chantal Brunel attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le trafic de transit croissant et constant induit par la présence d'un séparateur physique, en béton, situé sur la chaussée extérieure de la Francilienne à hauteur de Collégien (Seine-et-Marne). La présence de ce muret en béton empêche le trafic, venant du sud de la Seine-et-Marne via la RD 471 ainsi que celui provenant de l'autoroute A 4 pour rejoindre la Francilienne, d'utiliser la sortie « Collégien » pour se rendre aux centres commerciaux Bay 1 et Bay 2, ainsi qu'à la gare RER de Torcy. Les conducteurs préfèrent traverser la commune de Collégien plutôt que d'être obligés de faire demi-tour à la sortie de Lagny-sur-Marne, ce qui provoque un doublement de la circulation sur la rue principale de cette commune. Il lui a été dit et confirmé plusieurs fois par la préfecture que l'État financerait la démolition de cet échangeur à hauteur de 1,5 million d'euros et que l'ouverture des crédits était programmée pour 2010. Or, aujourd'hui, rien n'est prévu. Elle souhaiterait savoir où en est ce projet et quand surviendra cette démolition maintes fois promise.
|
|
Texte de la REPONSE :
|
DÉMOLITION D'UN SÉPARATEUR PHYSIQUE AFFECTANT LE TRAFIC
ROUTIER À COLLÉGIEN EN SEINE-ET-MARNE Mme la
présidente. La parole est à Mme Chantal Brunel, pour exposer sa
question, n° 1262. Mme Chantal Brunel. Monsieur le
secrétaire d'État chargé des transports, depuis l'implantation, au début de
l'année 2001, du centre commercial Bay 2 dans la commune de Collégien, cette
dernière supporte un trafic de transit croissant et constant induit par la
présence d'un séparateur physique en béton situé sur la chaussée extérieure de
la Francilienne. La présence de ce barreau en béton empêche le trafic venant
du sud de la Seine-et-Marne, via la RD 471, ainsi que celui provenant de
l'autoroute A 4, de rejoindre la Francilienne. Il empêche les voitures
d'utiliser la sortie " Collégien " pour se rendre aux centres commerciaux Bay 1
et Bay 2, ainsi qu'à la gare RER de Torcy. Les conducteurs préfèrent traverser
la commune de Collégien plutôt que d'être obligés de faire demi-tour à la sortie
de Lagny-sur-Marne, ce qui provoque un doublement de la circulation dans la rue
principale de la commune. Au moment de l'enquête publique relative à
l'implantation du centre commercial Bay 2 à Collégien, début 2001, M. le préfet
de Seine-et-Marne avait annoncé, dans un arrêté du 23 octobre 2001, qu'un
saut-de-mouton serait construit après la démolition du séparateur. En novembre
2008, il m'a de nouveau été confirmé par la préfecture que l'État financerait ce
projet de 1,5 million d'euros et que l'ouverture des crédits était programmée
pour 2010. Or rien n'a été fait. J'ai conscience que l'heure est à la
réduction des dépenses. Toutefois, l'opération pour laquelle je vous sollicite a
le mérite d'améliorer considérablement la vie des riverains, tout en
représentant une somme qui me semble rester dans l'ordre du raisonnable.
L'afflux de circulation au coeur de Collégien et le danger qu'il constitue pour
les passants justifient cette dépense promise depuis fort
longtemps. J'attends vraiment, monsieur le secrétaire d'État, une réponse
positive. Ce projet me tient particulièrement à coeur. Mme la
présidente. La parole est à M. Thierry Mariani, secrétaire d'État
chargé des transports. M. Thierry Mariani, secrétaire
d'État chargé des transports. Chère madame Brunel, ma réponse risque de vous
décevoir. Mme Chantal Brunel. Je n'ose l'imaginer
! M. Thierry Mariani, secrétaire d'État. J'ai bien
noté les enjeux de sécurité que vous avez évoqués et je constate que vous entrez
autant dans les détails en ce qui concerne votre circonscription que pour les
nombreux projets de loi que vous suivez. (Sourires.) Mais l'opération
que vous évoquez s'inscrit dans un projet global prenant en compte les
contraintes de sécurité des usagers de la route. Elle nécessite, de ce fait, la
construction d'un pont permettant la traversée en surplomb des voies concernées.
L'ensemble des travaux appelle des investissements lourds mobilisant des fonds
publics à hauteur de plus de 3 millions d'euros. Le financement de ces
investissements relève des programmes de modernisation des itinéraires routiers,
les PDMI, qui succèdent au volet routier des contrats de plan État-région.
L'actuelle génération couvre la période 2009-2014. L'importance des
aménagements à réaliser, les contraintes budgétaires régissant l'exercice et les
difficultés à obtenir des cofinancements de la part des collectivités
territoriales ont rendu l'élaboration des PDMI délicate au niveau national et
singulièrement en Île-de-France. Des arbitrages difficiles ont donc été
nécessaires et, à ce jour, cette opération n'est malheureusement pas inscrite à
l'actuelle génération de PDMI. Je suis conscient du fait que, vu la nature de
l'opération, il paraît paradoxal d'attendre deux à trois ans avant d'inscrire la
moindre somme. Les enjeux que vous évoquez seront bien pris en compte lors de la
révision de l'actuel PDMI ; je m'y engage. Mais, dans ce cadre, je vous invite à
rechercher également les cofinancements qui pourraient être mobilisés. Je
suggère aussi que nous voyions ensemble, d'ici à l'élaboration de la nouvelle
génération de PDMI, si l'on peut faire un montage financier, avec différentes
collectivités territoriales ou des crédits de sécurité, pour réaliser cette
opération dans des délais plus convenables. Mme la
présidente. La parole est à Mme Chantal Brunel. Mme Chantal
Brunel. Monsieur le secrétaire d'État, je suis un peu surprise car il
m'avait été indiqué par Mme Kosciusko-Morizet que l'opération serait inscrite en
2012 au PDMI. Il s'agit là de quelque chose qui avait été promis par l'État et
qui m'a été confirmé par le cabinet pas plus tard qu'hier. Quant au
cofinancement, nous n'en avons jamais entendu parler en Seine-et-Marne. S'il en
faut, je m'engage à ce que la commune prenne sa part, mais, encore une fois,
j'avais compris que le projet serait inscrit en 2012 lors de la modification du
PDMI.
|