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Texte de la REPONSE :
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IMPLANTATION DU LYCÉE FRANÇAIS ALEXANDRE-YERSIN À HANOÏ Mme la présidente. La parole est à M. Jean
Gaubert, pour exposer sa question, n° 1442, relative à l'implantation du lycée
français Alexandre-Yersin à Hanoï. M. Jean Gaubert. Monsieur
le ministre chargé de la coopération, les lycées français sont un vecteur très
important de la présence française à l'étranger. En permettant, outre la
scolarisation des enfants d'expatriés, qui est une obligation, celle des jeunes
autochtones, qui y apprennent notre langue, ils assurent notre présence
culturelle et offrent à notre pays la possibilité de développer ultérieurement
avec ces jeunes des courants d'affaires. Les lycées français étant d'une
façon générale de grande qualité, les demandes de scolarisation sont nombreuses
et nous regrettons qu'il ne puisse pas y être répondu favorablement, notamment
au lycée français d'Hanoï, sur lequel je souhaite vous interroger plus
particulièrement. Ce lycée est en effet trop petit, puisque quatre-vingts
élèves seront refusés à la rentrée prochaine, faute de place et de moyens. De
plus, il est implanté sur un terrain destiné à une autre utilisation. Lorsque
j'ai déposé ma question écrite, il y a quelque temps, cela faisait deux ans
qu'une solution était attendue pour la réimplantation de l'établissement. Je
crois savoir qu'aujourd'hui, les choses sont un peu mieux engagées, mais l'on
peut se demander pourquoi on a senti la partie vietnamienne aussi peu impliquée
et pourquoi il a fallu qu'une nouvelle équipe arrive à l'Agence pour
l'enseignement français à l'étranger - AEFE - pour que les choses se débloquent.
Peut-être est-ce lié aux circonstances, mais c'est un point extrêmement
important. Monsieur le ministre, pourriez-vous nous dire où en est ce dossier
et quelle est la solution retenue ? Nous souhaiterions également savoir ce qu'il
en est du financement, car il ne suffit pas d'avoir un terrain : nous savons
qu'ici ou là, des terrains prévus pour une implantation, y compris en métropole,
restent vierges. Par ailleurs, comment envisagez-vous de faire en sorte que
cette situation ne se reproduise pas dans d'autres pays ? Enfin, et surtout,
puisque nos lycées remportent un tel succès, important pour l'image de notre
pays, pouvez-vous nous dire quels moyens futurs seront consacrés à
l'enseignement français à l'étranger ? Mme la présidente. La
parole est à M. Henri de Raincourt, ministre chargé de la
coopération. M. Henri de Raincourt, ministre chargé de la
coopération. Monsieur le député, je vous remercie de votre question et de
l'appréciation que vous portez sur l'enseignement français à l'étranger dans des
établissements dont notre pays est légitimement fier ; le Gouvernement partage
ce sentiment. Vous interrogez plus particulièrement le ministre des affaires
étrangères sur le projet de relocalisation du lycée français de Hanoï. Le bail,
conclu le 17 janvier 2003 entre le lycée, alors représenté par l'association des
parents d'élèves, est arrivé à expiration le 31 août 2009. Depuis le 1er
septembre, les parties ont, en pratique, poursuivi l'exécution du contrat à bail
avec le paiement du loyer par le lycée, mais elles n'ont pas signé d'avenant
complémentaire. Je précise que l'établissement a connu une croissance de 50 % en
quatre ans de ses effectifs, qui atteignent aujourd'hui 750 élèves, ce qui a
rendu nécessaire la location d'un bâtiment annexe à l'extérieur du site
principal. La première démarche de relocalisation remonte au 7 mars 2005,
date d'une demande de terrain par l'ambassade auprès du Comité populaire de
Hanoï par lettre. Depuis lors, de nombreux intervenants ont travaillé à
identifier un autre site : ce projet a fait l'objet de plus de quarante
initiatives, relayées notamment par M. Poncelet, alors président du Sénat,
auprès du Président du Vietnam, par notre ambassade et par
l'AEFE. Aujourd'hui, trois sites ont été identifiés. Le premier a été proposé
par le promoteur Vihajico dans le cadre du projet de développement " Eco Park ".
Le deuxième, d'une superficie de 2,71 hectares, est situé à Quang Minh et a été
proposé par le promoteur Longviet dans le cadre du projet " Quang Minh Villas ".
Enfin, le troisième, d'une superficie de 2,74 hectares, est divisé en deux
parcelles situées également à Quang Minh et a été proposé par le promoteur
Vinapol. Une consultation des parents d'élèves et du corps enseignant sur la
nouvelle implantation a été organisée. Leur préférence s'est exprimée en faveur
d'un site intégré à un projet de développement d'" Eco Park " sur un terrain de
2,5 hectares. L'AEFE va se prononcer sur ce choix et mettre en place les
conditions de location du terrain, en lien avec le promoteur et les autorités
locales. La dépense globale étant d'environ dix millions d'euros, il reste,
je le reconnais, à établir les conditions de financement du projet qui, à
l'origine, devaient reposer, pour la plus grande partie, sur l'emprunt. Sur ce
point, les choses ne sont donc pas définitivement arrêtées, mais nous y
travaillons intensément avec l'AEFE, de façon que l'on puisse enfin accueillir
les élèves. Il en va du rayonnement et de la politique d'influence de la
France. Mme la présidente. La parole est à M. Jean
Gaubert. M. Jean Gaubert. Merci pour ces informations,
monsieur le ministre. Vous l'avez vous-même reconnu, nous nous trouvons à la fin
de la première étape. Il faudra très rapidement entamer la deuxième, car notre
crédibilité est en jeu, que ce soit vis-à-vis des autorités du pays, des
familles, expatriées et vietnamiennes, qui comptent scolariser leurs enfants
dans cet établissement, de l'équipe enseignante et des parents d'élèves, qui se
sont mobilisés depuis si longtemps et qui ont été les moteurs de cette
action.
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