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Texte de la QUESTION :
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M. Jean-Pierre Balligand appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur la situation du transport ferroviaire de personnes dans le département de l'Aisne. Malgré les efforts déployés par la région Picardie, qui a en particulier beaucoup investi dans le renouvellement du matériel roulant, l'état du réseau pose aujourd'hui des problèmes très pénalisants pour les usagers du train, en particulier ceux qui dépendent de ce mode de transport pour se rendre à leur travail en région parisienne. En particulier, le mauvais état du réseau limite sensiblement la vitesse des trains. Il est en outre à l'origine de nombreux dysfonctionnements conduisant à des retards et suppressions de train. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour améliorer l'état du réseau ferroviaire.
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Texte de la REPONSE :
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DESSERTE FERROVIAIRE DE L'AISNE Mme
la présidente. La parole est à M. Jean-Pierre Balligand, pour exposer
sa question, n° 1485, relative à la desserte ferroviaire de
l'Aisne. M. Jean-Pierre Balligand. Je doute, monsieur le
secrétaire d'État chargé des transports, que vous répondiez à ma question comme
vous avez répondu à la précédente. La situation de la ligne Paris-Laon est
catastrophique. Les retards - et je ne parle pas de quelques minutes - sont
quasi quotidiens ; les pannes et annulations de trains sont monnaie courante. Et
trop souvent, les voyageurs n'en sont informés que très tardivement. À
certaines heures, dans les trains qui quittent Paris, des dizaines de personnes
doivent voyager debout ou assises par terre, parfois jusqu'à Soissons, en
passant par Crépy-en-Valois, dans l'Oise, et Villers-Cotterêts, dans le sud de
l'Aisne. J'arrête ici l'énumération de problèmes tels qu'on se demande
pourquoi cette ligne n'a pas été classée par la SNCF ligne prioritaire - ou
ligne dite sensible, comme celle de Paris-Blois-Tours dont vous venez de parler
-, alors que la ligne Paris-Amiens, qui rencontre des difficultés certes
considérables, mais nettement moindres, vient de l'être. Ces perturbations
multiples empoisonnent la vie des usagers de cette ligne, en particulier de ceux
qui l'empruntent pour se rendre au travail. Nous sommes en grande banlieue : les
habitants de l'extrême sud de l'Aisne viennent quotidiennement en région
parisienne. Pour eux, le manque de fiabilité de cette desserte constitue un
véritable handicap pour rechercher ou conserver un emploi. Monsieur le
secrétaire d'État, avez-vous vraiment pris la mesure de ce qui se passe ? Je
vous ai déjà interpellé cet hiver sur les problèmes de transport ferroviaire
dans l'Aisne ; aujourd'hui, vous n'avez même plus l'excuse de conditions
météorologiques exceptionnelles. Les usagers commencent à s'interroger :
n'êtes-vous pas en train de dégoûter à dessein les voyageurs de la ligne
Paris-Laon ? Si tel n'est pas le cas, combien de temps encore devront-ils
endurer cette situation ? J'appelle enfin votre attention sur les problèmes de
gouvernance entre Réseau ferré de France, la SNCF, gestionnaire de la ligne, et
le conseil régional de Picardie. Mme la présidente. La
parole est à M. Thierry Mariani, secrétaire d'État chargé des
transports. M. Thierry Mariani, secrétaire d'État chargé
des transports. Monsieur le député, à la suite de l'audit réalisé en 2005
par l'École polytechnique de Lausanne, le Gouvernement a engagé dès 2006 le plan
de rénovation du réseau ferré national, portant de 900 millions d'euros en 2005
à près de 1,7 milliards d'euros en 2010 le montant annuel des travaux de
régénération. Rejoignant les préconisations du Grenelle de l'environnement,
le contrat de performance entre l'État et Réseau ferré de France a porté cet
effort annuel à 2,1 milliards d'euros en 2015. Un programme sans précédent de
régénération du réseau, qui représente 13 milliards d'euros, est ainsi engagé
pour la période 2008-2015. À mi-parcours du contrat de performance et grâce au
plan de relance de l'économie, la montée en puissance de ce programme a même été
plus forte que prévu :1,9 milliards d'euros de travaux ont été réalisés en
2010. En Picardie plus particulièrement, RFF a réalisé dans le département de
l'Aisne plus de 10 millions d'euros de travaux de rénovation depuis 2008, dont
plus de 5 millions ont été consacrés au renouvellement des voies et à la
réparation des ouvrages d'art sur l'axe Paris-Laon-Hirson. Plus de 30
millions d'euros de travaux seront en outre réalisés d'ici à 2013, notamment
entre Tergnier et Busigny ou sur la ligne Paris-Laon. Compte tenu du retard
accumulé après plus de vingt ans de sous-investissement dans les années 80, et
grâce à cet effort sans précédent, la qualité de service du réseau sera donc
progressivement améliorée. Monsieur Balligand, il est vrai que vous
m'interrogez à ce sujet pour la seconde fois. En conséquence, je vous propose
que nous prenions rendez-vous avant l'été pour rencontrer au ministère les
responsables de RFF afin qu'un calendrier précis des travaux puisse vous être
communiqué. Mme la présidente. La parole est à M.
Jean-Pierre Balligand. M. Jean-Pierre Balligand. Monsieur le
secrétaire d'État, je vous remercie de cette proposition. Je n'ai pas
l'habitude de hurler avec les loups mais, cette fois, j'estime que nous frôlons
l'inadmissible. Vous avez raison de signaler que des travaux sont d'ores et
déjà prévus entre Tergnier et Busigny, mais cela concerne la ligne qui va de
Paris à Saint-Quentin et au-delà. Or le vrai problème se pose sur la ligne
Paris-Laon - et je n'évoque même pas ma propre circonscription qui se trouve au
nord de Laon : là, l'articulation n'est plus possible. Au sud de Laon, les
dysfonctionnements majeurs concernent le transport quotidien d'un très grand
nombre de voyageurs. Certes, les responsabilités sont partagées mais, dans
cette affaire, l'État doit reprendre la main. La réunion que vous me proposez
doit impérativement avoir lieu pour que nous ayons une discussion sérieuse.
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