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Texte de la QUESTION :
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M. Axel Poniatowski appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la question du transport des travailleurs handicapés depuis leur domicile vers les établissements ou services d'aide par le travail (ESAT) dans le département du Val-d'Oise. Pour garantir la continuité d'un service autrefois assumé par des associations, le conseil général a mis en place un système provisoire de transport des travailleurs handicapés vers les ESAT dont ils dépendent. Cette solution ne pouvait être que temporaire dans la mesure où elle représente une dépense importante qui doit normalement être assumée par l'État. En effet, il résulte de la combinaison des articles L. 121-7 et L. 344-2 du code de l'action sociale et des familles que l'État doit prendre en charge, au titre de l'aide sociale, les frais de fonctionnement des ESAT et que ces derniers doivent inclure les dépenses de transport collectif. L'article R. 344-10 du même code précise donc logiquement que le budget principal de l'activité sociale de ces établissements comprend notamment, en charges, les frais de transport collectif des travailleurs handicapés. Alors que le dispositif mis en oeouvre par le conseil général s'achevait le 30 septembre 2011, l'État, par l'intermédiaire de l'agence régionale de santé, a mobilisé des crédits exceptionnels pour financer le transport des travailleurs handicapés au dernier trimestre 2011 et répondre ainsi à l'inquiétude des familles et des travailleurs handicapés. S'il entend saluer cette initiative, il s'interroge sur la manière dont l'État entend assumer de manière pérenne, à partir du 1er janvier 2012, le transport des travailleurs handicapés vers les ESAT. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire part des dispositions qu'elle entend prendre pour que les travailleurs handicapés puissent poursuivre leur activité.
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Texte de la REPONSE :
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FINANCEMENT DU TRANSPORT VERS LES ÉTABLISSEMENTS OU SERVICES
D'AIDE PAR LE TRAVAIL DANS LE VAL-D'OISE M. le
président. La parole est à M. Axel Poniatowski, pour exposer sa
question n° 1594 relative au financement du transport vers les établissements ou
services d'aide par le travail dans le Val-d'Oise. M. Axel
Poniatowski. Je souhaite appeler l'attention du Gouvernement sur la
question du transport des travailleurs handicapés depuis leur domicile vers les
établissements ou services d'aide par le travail, les ESAT, dans le département
du Val-d'Oise. Pour garantir la continuité d'un service autrefois assumé par
des associations, le conseil général a mis en place un système provisoire de
transport des travailleurs handicapés vers les ESAT dont ils dépendent. Cette
solution ne pouvait être que temporaire dans la mesure où elle représente une
dépense importante qui doit normalement être assumée par l'État. En effet, il
résulte de la combinaison des articles L. 121-7 et L. 344-2 du code de l'action
sociale et des familles que l'État doit prendre en charge, au titre de l'aide
sociale, les frais de fonctionnement des ESAT et que ces derniers doivent
inclure les dépenses de transport collectif. L'article R. 344-10 du même code
précise donc logiquement que le budget principal de l'activité sociale de ces
établissements comprend notamment, en charges, les frais de transport collectif
des travailleurs handicapés. Alors que le dispositif mis en oeuvre par le
conseil général du Val-d'Oise s'achevait le 30 septembre dernier, l'État, par
l'intermédiaire de l'agence régionale de santé, a mobilisé des crédits
exceptionnels pour financer le transport des travailleurs handicapés au dernier
trimestre 2011 et répondre ainsi à l'inquiétude des familles et des travailleurs
handicapés. Je ne peux que saluer cette initiative et je remercie le
Gouvernement. Pour autant, je m'interroge sur la manière dont l'État entend
assumer de manière pérenne, à partir du 1er janvier prochain, ce transport des
travailleurs handicapés vers les ESAT. Quelles sont les dispositions que le
Gouvernement entend prendre à cet effet ? M. le président.
La parole est à Mme Claude Greff, secrétaire d'État chargée de la
famille. Mme Claude Greff, secrétaire d'État chargée de
la famille. Monsieur le député, Mme la ministre des solidarités et de la
cohésion sociale m'a chargée de répondre à votre question. Le Gouvernement
est parfaitement informé de la situation exceptionnelle que traverse le
Val-d'Oise, s'agissant de la situation des travailleurs handicapés en ESAT. Le
conseil général estime que cette charge financière relève de l'État ; il a donc
décidé d'arrêter définitivement de prendre en charge le transport des usagers
vers ces structures médico-sociales à compter du 1er octobre 2011. En vérité,
la définition et l'articulation des responsabilités des différentes
collectivités, s'agissant de l'organisation du transport vers les ESAT, ne
semblent pas si évidentes. Elles pourraient nécessiter quelques
éclaircissements, au regard des évolutions législatives intervenues récemment,
notamment avec la loi du 11 février 2005. En effet, si la réglementation
issue de la loi du 30 juin 1975 met à la charge du budget social des ESAT les
frais de transport collectif sous certaines conditions, la loi du 11 février
2005, au nom du principe d'accessibilité généralisée qui commande dorénavant
notre approche du handicap, demande aux autorités organisatrices de transports
d'assurer l'accessibilité de leurs réseaux. À défaut de quoi, elles doivent
mettre en place un service de substitution. Or, si certains travailleurs
handicapés en ESAT ne peuvent se rendre dans leurs établissements, c'est
précisément en raison de l'inaccessibilité des transports de droit
commun. Cependant, et dans l'immédiat, compte tenu de l'urgence qui s'attache
à la situation et pour éviter toute rupture de prise en charge des travailleurs
handicapés, l'ARS d'Île-de-France a mobilisé des crédits exceptionnels afin que
les ESAT concernés soient en mesure d'assurer eux-mêmes le transport de leurs
usagers. Parallèlement, le Gouvernement travaille à la recherche d'une
solution pérenne, avec l'appui d'une mission d'inspection qui sera désignée
prochainement.
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