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Texte de la QUESTION :
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M. Dominique Baert interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'inacceptable dégradation des moyens de prise en charge des personnes âgées au centre hospitalier de Roubaix. Celles-ci, leurs soignants et surtout les familles, à juste raison, souffrent des restrictions de moyens humains qui rendent parfois indigne l'accompagnement des personnes âgées en long séjour dans les trois résidences (Fraternité, Vert pré, Isabeau de Roubaix) du service gériatrique. Ainsi, à Isabeau, par exemple la présence humaine se limite à quatre aide-soignants, pour trente résidents, le matin (pour les toilettes, le petit déjeuner, le nettoyage de la chambre, le déjeuner, la vaisselle), et à peine deux aides-soignants l'après-midi, pour des personnes souvent assez ou très dépendantes ; c'est dire si, quand la personne est en fin de vie, l'accompagnement devient très insuffisant. L'humain est trop souvent négligé : avec la surcharge, les personnels n'ont pas la disponibilité pour prendre en compte l'écoute, l'appui personnel, humain, digne de ce qu'en ce début de XXIe siècle nous devons à nos aînés. Est en cause la recherche drastique d'économies par le centre hospitalier, qui a conduit à la suppression d'une équipe de remplaçants (environ 15 personnes) en 2012, celle de 15 aides-soignants en 2011, et l'annonce d'une troisième tranche de suppression de même ampleur en 2012. Alors que le centre hospitalier de Roubaix attend impatiemment - et enfin - le déblocage de la 2e tranche de plan Hôpital 2012 pour reconstruire sa maternité pour des raisons d'urgente sécurité (dont, au demeurant, il serait aimable de préciser le calendrier), sa gériatrie ne peut supporter ces amputations à répétition de moyens, et attend du Gouvernement l'assurance de dotations budgétaires renforcées : il y a, d'évidence, trop peu de lits en ULSD (unité de soins longue durée), 120 à peine sur les 384 du centre hospitalier.
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