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Texte de la QUESTION :
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M. Jacques Valax attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la partie tarnaise de la RN 88. C'est pourquoi, compte tenu de l'attente forte de la population et des élus, il souhaite connaître aujourd'hui, et particulièrement pour la partie Albi-Rodez, un échéancier le plus précis possible des travaux et des engagements financiers de l'État en faveur de ce projet. En effet, les échéanciers fournis par la direction régionale de l'environnement et de l'aménagement ne font apparaître aucun engagement financier pour la partie de la RN 88 se situant sur la commune de Lescure-d'Albigeois.
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Texte de la REPONSE :
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AMÉNAGEMENT DE LA RN 88 DANS LE TARN Mme la présidente. La parole est à M. Jacques
Valax, pour exposer sa question, n° 1644, relative à l'aménagement de la RN 88
dans le Tarn. M. Jacques Valax. Ma question concerne l'axe
Toulouse-Lyon. J'ai déjà été amené à poser un certain nombre de questions et
j'attends aujourd'hui une réponse précise. La zone du sud du Massif central
souffre toujours d'un réel enclavement lié à la situation géographique. La
modernisation de l'axe Toulouse-Lyon représente un enjeu fondamental pour
l'avenir et répond à un objectif de maillage routier cohérent et de qualité. Il
y a dix-huit ans, lors du CIAT de 1993, de nombreuses promesses ont été faites
et des ministres se sont exprimés. S'il reste une deux fois deux voies à
aménager en France, disaient-ils, c'est la RN88, et cela pour deux raisons : par
souci d'équité territoriale et pour répondre aux exigences du développement
durable. Vous l'aurez compris, monsieur le secrétaire d'État chargé du
logement, la détermination et la motivation des élus et des socioprofessionnels
sur ce dossier est très forte. La modernisation de l'axe Toulouse-Lyon doit
permettre la création d'une colonne vertébrale Ouest-Est du Massif central et
s'inscrire dans un maillage routier cohérent et de qualité pour devenir, plus
tard, un axe européen fort. Le conseil régional de Midi-Pyrénées et le conseil
général du Tarn sont, une nouvelle fois, prêts à participer financièrement, mais
il n'est pas question que l'État se défausse à nouveau sur les collectivités
locales. C'est pourquoi, compte tenu de l'attente forte de la population et des
élus, je souhaite avoir, particulièrement pour la partie Albi-Rodez, un
échéancier le plus précis possible des travaux et des engagements financiers de
l'État en faveur de ce projet. En effet, les échéanciers fournis par la
direction régionale de l'environnement et de l'aménagement ne font apparaître
aucun engagement financier pour la partie de la RN 88 se situant sur la commune
de Lescure-d'Albigeois. Mme la présidente. La parole est à
M. Benoist Apparu, secrétaire d'État chargé du logement. M. Benoist
Apparu, secrétaire d'État chargé du logement. Monsieur le
député, l'État est évidemment attaché à l'aménagement de la RN 88 sur l'ensemble
de son linéaire et singulièrement sur sa section comprise entre Toulouse et
l'autoroute A 75. Aujourd'hui, il est clairement engagé dans une mise à deux
fois deux voies progressive de cet axe, largement évoqué dans le projet de
schéma national des infrastructures de transport. Cela concerne tout
particulièrement la section comprise entre Albi et l'autoroute A 75. Celle-ci
fait l'objet d'une première phase d'aménagement entre Albi et Rodez dans le
cadre d'un programme de financement combinant l'inscription au programme de
modernisation des itinéraires routiers de la région Midi-Pyrénées du doublement
de la rocade d'Albi et de l'aménagement de la bretelle de Lescure à hauteur de
47,5 millions d'euros. Une convention spécifique de financement entre l'État et
les collectivités concernées, de 260 millions d'euros, est prévue pour le reste
des travaux. Ce programme particulièrement ambitieux s'élève donc à 307, 5
millions d'euros et l'État y contribue pour un montant de 154,25 millions
d'euros. L'aménagement de la section entre Rodez et l'A75 se fera pour sa
part dans un second temps, comme cela a été décidé par l'ensemble des
partenaires concernés lors des négociations menées entre l'État et les
collectivités dans le cadre de l'élaboration du PDMI de la région Midi-Pyrénées.
L'ambition est évidemment de réaliser cette seconde phase dans la continuité de
l'aménagement de la section Albi-Rodez dont les travaux d'aménagement sont
aujourd'hui largement commencés. S'agissant de la section entre Albi et
Rodez, deux opérations de mise à deux fois deux voies sont aujourd'hui en
chantier. Il s'agit des déviations de Tanus-Croix de Mille dans le Tarn et de
Saint-Jean de Lamothe dans l'Aveyron dont les mises en service, sauf éventuels
contretemps, sont prévues en 2012 et 2013. La déviation de Baraqueville dans
l'Aveyron est quant à elle en cours d'étude. Elle devrait faire l'objet de
premiers travaux préliminaires à la fin de 2012 avec une mise en service prévue
en 2015. La déviation d'Albi se réalise, quant à elle, par tronçons
successifs en allant du Sud vers le Nord afin de limiter la gêne des usagers. La
première section entre l'échangeur de Séquestre et l'échangeur de la route de
Castres a d'ores et déjà été portée à deux fois deux voies. La section entre
l'échangeur de la route de Castres et l'échangeur du Lude est en travaux et ceux
entre l'échangeur du Lude et l'échangeur du Stadium doivent intervenir dans la
continuité. Enfin, les dossiers de consultation des entreprises sont en cours
d'établissement pour la dernière section entre l'échangeur du Stadium et
l'échangeur de la RD 100 pour des travaux débutant en 2013. Pour finir, je
vous précise que l'opération d'aménagement de sécurité de Lescure d'Albigeois à
l'extrémité Nord de la rocade d'Albi, qui vous tient tout particulièrement à
coeur, sera réalisée en 2014, selon un calendrier permettant son achèvement en
cohérence avec la mise à deux fois deux voies de la rocade d'Albi. À l'issue
de l'actuel PDMI, l'ensemble de l'itinéraire entre Toulouse et Rodez aura été
mis à deux fois deux voies.
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