|
DEBAT :
|
PROJET DE LOI RELATIF AU GRAND PARIS M. le président. La parole est à M. Yves
Albarello, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M.
Yves Albarello. Monsieur le secrétaire d'État chargé du développement
de la région capitale, dans quelques jours, le projet de loi relatif au Grand
Paris vient en discussion devant notre assemblée. Ce projet, comme son nom
l'indique, concerne au premier chef la région capitale, c'est-à-dire la région
d'Île-de-France dont la ville de Paris est le coeur, sinon le moteur et, pour le
monde entier, l'emblématique capitale de notre beau pays. M. Jean
Glavany. Quel talent ! M. Yves Albarello. Votre
texte propose, à partir d'un super-métro automatique structurant, dont l'épine
dorsale sera la traversée de Paris par la ligne 14 prolongée, la réalisation
d'un projet global de développement à plusieurs pôles économiques, moteurs de
croissance. Ces pôles, qui permettront de stimuler l'innovation, seront donc
reliés par un réseau de transport qui assurera la cohérence de l'ensemble de
cette opération de développement et d'aménagement. Une application concrète
immédiate est prévue sur le plateau de Saclay. Dans ces conditions,
pouvez-vous préciser quelles retombées, notamment économiques, le Gouvernement
attend de cette opération d'intérêt national, tant au bénéfice de la province
que des territoires franciliens éloignés du tracé de ce super-métro
? M. le président. La parole est à M. Christian Blanc,
secrétaire d'État chargé du développement de la région capitale. M.
Christian Blanc, secrétaire d'État chargé du développement de la
région capitale. Monsieur Albarello, vous m'interrogez sur les retombées,
notamment économiques, du Grand Paris pour les territoires national et
francilien. Je vous remercie de souligner avec force, en tant que rapporteur
du projet de loi (" Ah ! " sur les bancs du groupe SRC), qu'il relève
d'un intérêt stratégique international, national et local. En effet, grâce à ses
trois aéroports internationaux et au port du Havre, le Grand Paris est la
principale porte d'entrée mondiale de la France. Dans un monde largement
globalisé où les accélérations sont souvent fulgurantes - je rappelle qu'en 1990
le PIB de l'Île-de-France était équivalent à celui de la Chine alors qu'en 2008
il n'en représente plus que 20 % -, il importe de libérer le plus rapidement
possible les potentiels de la région capitale. Le nouveau système de métro
automatique, en reliant plus vite et plus confortablement les centres urbains et
les pôles stratégiques de la création, de l'innovation et de la recherche, sera
un facteur de productivité et de compétitivité. Par ailleurs, le Grand Paris
sera interconnecté et conçu en synergie avec les métropoles régionales. Notre
pays a la grande chance d'avoir sur son territoire une ville-monde : grâce à
l'articulation en réseau avec les grandes métropoles, en particulier avec
Lyon-Grenoble, Marseille, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes et
Strasbourg, c'est mécaniquement tout le territoire français qui bénéficiera du
gain de croissance d'une région représentant déjà 30 % du PIB national. Je
terminerai en évoquant la deuxième couronne du Grand Paris. Comme vous le savez,
le projet de loi prévoit que les gares du réseau automatique de métro seront
conçues pour être connectées aux transports de desserte de la grande couronne...
(" Deux minutes ! Stop ! " sur les bancs des groupes SRC et
GDR.) M. le président. Monsieur le secrétaire d'État, je
vous remercie.
|