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Texte de la REPONSE :
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Depuis trois ans, les données épidémiologiques ont permis de quantifier l'impact de l'hépatite B dans la population en termes de fréquence et de gravité. L'étude coordonnée par l'Institut de veille sanitaire a retrouvé près de 281 000 porteurs chroniques. La mortalité directement attribuable à l'hépatite B a été évaluée sur l'année 2001 par l'INSERM à près de 1 400 décès. Or la couverture vaccinale à deux ans reste basse, aux alentours de 27 %, en raison d'un manque de confiance dans le vaccin contre l'hépatite B de la part à la fois des médecins généralistes et des pédiatres, mais aussi de la population générale. La dernière étude (Kid-SEP) coordonnée par le professeur Marc Tardieu et publiée en décembre 2007 dans Arch Pediatr Adolesc Med a également montré qu'il n'y avait pas de lien chez l'enfant entre la vaccination contre l'hépatite B et la sclérose en plaques. Les comités d'experts du Comité technique des vaccinations (CTV) et du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommandent depuis plusieurs années la vaccination des nourrissons et le rattrapage des enfants et des adolescents non antérieurement vaccinés (avis HCSP du 14 décembre 2007). Cette recommandation a été reprise en 2008 (comme les années antérieures) par le ministère chargé de la santé dans le calendrier vaccinal, qui a été publié en avril 2008. Par ailleurs, un groupe de travail du CTV étudie actuellement les mesures de nature à relancer la vaccination contre l'hépatite B en France. La première étape sera de réaliser une information actualisée des médecins généralistes et des pédiatres, en leur présentant les nouvelles données épidémiologiques, les résultats de l'étude Kid-SEP, un argumentaire sur les bénéfices de la vaccination des nourrissons et des enfants, et l'expérience des autres pays européens notamment l'Italie où la vaccination contre l'hépatite B des enfants est pratiquée depuis plus de quinze ans. L'Institut national de la prévention et d'éducation en santé a récemment réalisé une enquête qualitative auprès de ces praticiens afin de mieux connaître leurs freins à la vaccination. Les résultats de cette étude pourront servir de base à une communication en direction des professionnels.
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