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DEBAT :
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SÉCURITÉ AUTOUR DES MATCHS DE FOOTBALL M. le président. La parole est à M. Philippe
Meunier, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M.
Philippe Meunier. Monsieur le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer
et des collectivités territoriales, des drapeaux français arrachés d'un monument
aux morts puis brûlés dans une ville du Rhône ; le drapeau français arraché du
Capitole de Toulouse et remplacé par un drapeau étranger ; des policiers
blessés, des véhicules incendiés, des magasins pillés, par des supporters de
l'équipe nationale d'Algérie ; des violences physiques inouïes et du mobilier
urbain détruit à Marseille, lors du report du match OM-PSG : assez ! C'est
intolérable - et tout cela pour des matchs de foot joués, de surcroît, à
l'étranger par des équipes étrangères ! Ces délinquants doivent être arrêtés et
lourdement sanctionnés. Monsieur le ministre, pouvez-vous indiquer le montant
des dégâts occasionnés par ces compétitions, le nombre de policiers et de
gendarmes mobilisés pour assurer la sécurité des biens et des personnes à
l'occasion de ces trois matchs ? Monsieur le ministre, les instances
nationales et internationales de foot ont-elles fait part de leurs regrets et de
leurs excuses officielles auprès du gouvernement de la France pour toutes ces
exactions ? Sinon, il serait temps qu'elles le fassent. Les hauts dignitaires
du foot doivent comprendre qu'ils sont responsables de ces événements. Ils
doivent payer les dégâts occasionnés par ces compétitions, faute de quoi elles
seront rejetées par une majorité de Français déjà écoeurés par ce foot business,
ce foot fric qui, hélas ! défend mal les valeurs du sport. M. le
président. La parole est à M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales. M. Brice
Hortefeux, ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales. Monsieur le député, vous m'interrogez sur les
conséquences des violences commises à l'occasion de différentes manifestations
sportives. M. Jean-Pierre Brard. Il faut confisquer le
ballon ! M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur.
Il ne faut pas confondre deux types d'événements qui sont en réalité de
nature très différente. Il y a, d'une part, les violences urbaines : la
rencontre sportive ne constitue alors, en réalité, qu'un prétexte aux
exactions. M. François Rochebloine. Très juste
! M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur. Je
pense notamment à des matchs de football entre équipes étrangères qui se sont
déroulés hors du territoire national - par exemple les matchs du Caire et de
Khartoum. Ils ont effectivement entraîné des violences : puisque vous
m'interrogez sur les chiffres précis, je vous dirai que vingt-quatre forces
mobiles ont été mobilisées lors des suites du match de Khartoum le 18 novembre,
et que 217 personnes ont été interpellées, celles-ci devant naturellement être
déférées devant la justice. Il y a, d'autre part, les violences commises par
les supporters des clubs de football dans et aux abords des stades. Pour mieux
les combattre, j'ai bien sûr pris contact avec les clubs, les ligues de football
et les acteurs de la sécurité. Nous avons créé une division nationale de lutte
contre le hooliganisme, afin de mieux identifier les supporters violents et de
leur interdire l'accès des stades. Aujourd'hui, 216 interdictions sont en cours
d'exécution. Nous devons nous donner les moyens d'éradiquer ces actes de
hooliganisme. Vous devez savoir qu'en moyenne, 11 forces mobiles sont
mobilisées pour une journée de championnat. Lorsqu'un match s'avère à haut
risque, le chiffre est supérieur : pour le match OM-PSG, 17 unités ont été
mobilisées. Les parlementaires marseillais savent que ce match s'est déroulé
dans de bonnes conditions. M. Renaud Muselier et M.
Jean Roatta. C'est vrai ! M. Brice Hortefeux,
ministre de l'intérieur. Enfin, j'estime qu'il serait légitime que les
clubs supportent le coût réel des moyens publics mobilisés. Avec Roselyne
Bachelot, nous saisirons très prochainement le président de la ligue de football
pour mettre au point des modalités de tarification mieux adaptées à la réalité
des coûts. Mme Marie-Françoise Clergeau. Et Rama Yade
? M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur. Vous
le voyez, nous sommes totalement déterminés à faire en sorte que les rencontres
sportives demeurent des moments festifs. (Applaudissements sur les bancs des
groupes UMP et NC.)
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