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DEBAT :
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JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LE SIDA M. le président. La parole est à M.
Jean-Claude Beaulieu, pour le groupe de l'Union pour un mouvement
populaire. M. Jean-Claude Beaulieu. Madame la ministre de la
santé, c'est aujourd'hui la journée mondiale de lutte contre le sida, qui touche
actuellement 33 millions de personnes dans le monde. Il y a vingt-cinq ans, des
chercheurs, en particulier une équipe française, découvraient le responsable de
cette pandémie, un virus nouveau qui allait bouleverser notre société mais aussi
notre approche médicale. Aujourd'hui, si son visage a évolué, s'il s'est
modifié, grâce à de nouvelles thérapeutiques, il n'a pour autant pas disparu de
notre environnement quotidien, touchant 144 000 personnes en France, avec 7000
nouveaux cas en 2008. Nous devons toujours garder présents à l'esprit les
chiffres encore plus considérables de la contamination massive en Afrique et en
Asie, avec leur cohorte de drames familiaux et d'orphelins. De tels drames ne
peuvent nous laisser indifférents et doivent appeler à la mobilisation de tous
pour une prise en charge préventive et curative. Madame la ministre, quelles
mesures concrètes avez-vous l'intention de prendre pour lutter contre ce fléau ?
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) M. le
président. La parole est à Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de
la santé et des sports. Mme Roselyne Bachelot-Narquin,
ministre de la santé et des sports. Merci, monsieur le député, d'avoir
rappelé avec beaucoup d'humanité que cette grande question de santé publique ne
devait pas nous faire oublier le drame des personnes atteintes par le virus et
de leurs familles. Vous avez rappelé les chiffres. Certes, le nombre des
contaminations a baissé dans notre pays, mais des populations sont encore
gravement touchées, notamment celle des hommes ayant des relations sexuelles
avec des hommes, où le taux de contamination reste de 1 % chaque année, soit
deux cents fois plus que dans la population générale. Ces chiffres éclairants
doivent guider notre politique de santé publique, que nous avons basée sur un
certain nombre de rapports de qualité, en particulier le dernier, rédigé par Mme
Lert et M. Pialoux. Ils nous permettront de présenter dans quelques semaines un
cinquième plan de lutte contre le VIH-sida. Nous aborderons bien sûr tous les
aspects : la prévention, avec des campagnes d'information, le dépistage,
notamment grâce aux tests rapides, la prise en charge des soins, la prise en
charge médico-sociale - deux cents nouveaux appartements de coordination
thérapeutique ont été ouverts cette année - et bien sûr la recherche, où la
France occupe une bonne place. Je dirai un mot spécial pour la Guyane. Je
suis particulièrement attentive à ce département français d'Amérique qui est
très touché. Un plan est dédié à la Guyane et les mesures que je préconiserai
complèteront ce plan. Oui, monsieur Beaulieu, nous devons rester mobilisés
comme nous le sommes depuis vingt-cinq ans, contre le VIH-sida.
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
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