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DEBAT :
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SÉCURISATION DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES M. le président. La parole est à M. Yanick
Paternotte, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M.
Yanick Paternotte. Ma question s'adresse à M. Luc Chatel, ministre de
l'éducation nationale. Hier, une nouvelle fois, monsieur le ministre,
l'Île-de-France a été le théâtre d'une violence scolaire. À Vitry-sur-Seine,
dans le Val-de-Marne, un lycéen a été projeté au sol, roué de coups et poignardé
à la cuisse par sept individus qui s'étaient introduits dans
l'établissement. Récemment encore, dans ma circonscription, à Gonesse, le
lycée René-Cassin a connu des situations de violence. Depuis la rentrée
scolaire, plusieurs lycéens ont été violemment agressés par des bandes de
jeunes. Or, s'il y a un lieu qui doit être protégé de toute forme de
violence, un lieu qu'entre tous, il faut sanctuariser, c'est bien l'école. Je
déplore qu'hier, les collectivités locales, la région et le département, se
soient renvoyé la balle sur le sujet, le département étant propriétaire du site
et la région responsable du lycée. (Protestations sur les bancs du groupe
SRC.) Avec Brice Hortefeux, vous avez souhaité sécuriser les abords des
établissements à risque pour éviter les intrusions de bandes violentes. Ainsi,
près de 200 collèges et lycées considérés comme particulièrement vulnérables ont
élaboré des plans pour endiguer une violence qui ne s'arrête plus aux portes des
établissements. Des mesures portant essentiellement sur les abords, les
clôtures, voire la vidéo-prévention, ont donc été prises. De plus, vous avez
mis en place des équipes mobiles de sécurité qui viennent accompagner les
personnels d'encadrement dans les lycées. Elles étaient d'ailleurs présentes dès
hier sur les lieux de l'agression. Malheureusement, il est impossible de se
prémunir contre la violence lâche et aveugle. Pourriez-vous nous donner des
précisions sur les mesures déjà prises pour lutter contre ces faits intolérables
qui traumatisent victimes et familles ? (Applaudissements sur les bancs du
groupe UMP.) M. le président. La parole est à M. Luc
Chatel, ministre de l'éducation nationale, porte-parole du
Gouvernement. M. Luc Chatel, ministre de l'éducation
nationale, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le député, l'agression
dont a été victime hier un élève de troisième au sein de la cité scolaire
Adolphe-Chérioux témoigne d'une nouvelle forme de violence que nous constatons
dans les établissements scolaires : intrusion de membres extérieurs à un
établissement et agression avec arme. Quelque part, cette agression conforte
la stratégie de sanctuarisation de nos établissements que j'ai mise en place
avec Brice Hortefeux depuis la rentrée. Nous avons créé les équipes mobiles de
sécurité, qui sont placées auprès des recteurs et interviennent sur les lieux de
crise. M. Jérôme Lambert. Elles arrivent après
! M. Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale.
Composées pour moitié de personnels de l'éducation nationale et pour moitié
de personnels de la police et de la gendarmerie, elles peuvent, en
amont,... M. Jérôme Lambert. Non ! M. Luc
Chatel, ministre de l'éducation nationale. ...empêcher des
situations de dégénérer et sont appréciées sur le terrain. Nous avons
également mis en place avec l'Institut des hautes études de sécurité un
programme de formation des personnels d'encadrement. Plus de 400 chefs
d'établissement seront formés avant la fin de l'année aux situations de
crise. Enfin, nous avons accéléré le programme de diagnostic de sécurité dans
les établissements, qui permet ensuite de prendre des mesures efficaces. Pour
cet établissement, il avait été préconisé au mois de mai la mise en place d'une
clôture, et je ne peux que regretter que, depuis, le département, qui est
propriétaire du site, et le conseil régional, qui a la gestion des lycées, aient
cru bon de temporiser sur ce sujet. (Protestations sur les bancs du groupe
SRC.) Nous avons besoin que chacun prenne ses responsabilités, l'État
prendra les siennes. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
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