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DEBAT :
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DÉBLOCAGE DU PORT DE MARSEILLE M. le
président. La parole est à M. Éric Diard, pour le groupe de l'Union
pour un mouvement populaire. M. Éric Diard. Monsieur le
ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable
et de la mer, après trente-trois jours de grève, une partie du personnel du
Grand port de Marseille a mis fin à son action, vendredi dernier. (" Ah ! "
sur les bancs du groupe UMP.) Le conflit a paralysé durablement
l'économie du sud de la France, en bloquant notamment l'activité des terminaux
pétroliers et des raffineries, mais également celle de nombreux cargos de
marchandises restés en rade entre Fos et Marseille. Ce sont en effet près de
quatre-vingts navires qui attendaient la reprise de l'activité portuaire pour
procéder aux opérations de chargement et de déchargement. La création d'une
filiale gérant le port pétrolier était à l'origine de ce conflit. Elle sera
toutefois réalisée, conformément à la loi portant nouvelle organisation
portuaire votée en 2008. Monsieur le ministre d'État, vous avez pris part
vendredi dernier aux négociations avec le personnel et avez participé, avec le
maire de Marseille, Roland Blum et Renaud Muselier, au déblocage de la
situation. (" Très bien ! " sur les bancs du groupe UMP.) Les raffineries
ont à ce jour toutes repris le travail et vont pouvoir être ravitaillées par les
pétroliers bloqués depuis plus d'un mois au large de Marseille. (" Enfin ! "
sur plusieurs bancs du groupe UMP.) Pouvez-vous faire le point sur le
réapprovisionnement des raffineries et le redémarrage progressif de l'économie
du port de Marseille ? (Applaudissements sur les bancs du groupe
UMP.) M. le président. La parole est à M. Jean-Louis
Borloo, ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement
durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur
le climat. M. Jean-Louis Borloo, ministre d'État,
ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en
charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Monsieur
le député, j'étais effectivement à Marseille, vendredi matin, à la fois pour
travailler avec les élus marseillais des Bouches-du-Rhône, Roland Blum, Renaud
Muselier, Bernard Deflesselles et Richard Mallié, afin de leur marquer la
solidarité du Gouvernement dans cette situation difficile... M. Jean
Glavany. On voudrait plutôt un Grenelle du port de Marseille !
(Sourires.) M. Jean-Louis Borloo, ministre d'État.
...et d'apporter le soutien du Gouvernement aux autorités portuaires de
Marseille, à son président Patrick Daher et à son directeur général Jean-Claude
Terrier, quelques minutes avant une très difficile discussion avec les
partenaires sociaux. M. Jean-Pierre Brard. Heureusement,
Borloo est arrivé ! M. Jean-Louis Borloo, ministre
d'État. Je suis allé leur dire quelle était la calme détermination du
Président de la République (" Brosse à reluire ! " sur les bancs du groupe
SRC) de voir aboutir la réforme de l'organisation portuaire votée ici même
en 2008 et indispensable au rayonnement des ports français. Un chiffre : le
seul port de Rotterdam traite aujourd'hui 100 millions de tonnes de plus que
l'ensemble des ports français. Oui, cette réforme, votée au Parlement et
pilotée remarquablement par Dominique Busserau (" Brosse à reluire ! ")
devait aller à son terme et c'est ce qui se passera. À cette heure, huit
pétroliers, trois gaziers et trois chimiquiers sont en train de débarquer leur
cargaison. Tout sera terminé dans les quatre jours. En écho à ce qui a été
dit ce matin, et je pense au président Copé (" Brosse à reluire ! " sur les
bancs du groupe SRC), nous faisons un retour d'expérience sur ce qui s'est
passé, de façon à mieux combiner, à l'avenir, droit de grève, droit de
travailler et droit de circuler. (Applaudissements sur les bancs du groupe
UMP.)
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