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DEBAT :
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PASSAGE AUX 40 HEURES DANS L'ENTREPRISE CONTINENTAL À
SARREGUEMINES M. le président. Pour le
groupe de l'Union pour un mouvement populaire, la parole est à M. Céleste Lett,
député de la nation, comme chacun sait. (Sourires.) M. Céleste
Lett. Ma question s'adresse à M. le secrétaire d'État chargé des
entreprises et du commerce extérieur. (" Ah ! " sur les bancs du groupe
socialiste, radical, citoyen et divers gauche.) Toutes les télévisions,
tous les journaux, tous les médias, notamment Le Républicain Lorrain
(Exclamations et rires sur divers bancs), évoquent depuis hier le
vote des salariés de l'usine Continental de Sarreguemines - ville dont je suis
le maire - en faveur du retour aux 40 heures. (Applaudissements sur quelques
bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) Cette entreprise a
embauché ces dernières années plus de 300 salariés et elle en compte aujourd'hui
1 400. Continental ouvre ainsi une brèche dans le rempart de la rigidité sociale
(" Eh oui ! " sur plusieurs bancs du groupe de l'Union pour un mouvement
populaire), construit par les socialistes et les lois Aubry, les fameuses 35
heures ! (Protestations sur plusieurs bancs du groupe socialiste, radical,
citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et
républicaine.) M. Lucien Degauchy. Ouvre tes oreilles,
Hollande ! M. le président. Monsieur Degauchy
! M. Céleste Lett. Peut-être eût-il été plus pertinent d'en
faire table rase dès 2002. Tel n'a pas été notre choix, ce qui nous a obligés à
empiler des lois et à imaginer des dispositifs dont, reconnaissons-le, la
lisibilité n'est pas évidente et l'application parfois complexe. (" Oui ! "
sur quelques bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) Si
l'idée d'un partage du travail peut sembler noble, le nombre d'emplois créés et
le temps libre dégagé ont été chèrement payés en fragilisant notre économie !
(" Eh oui ! " sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.
- Protestations sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et
républicaine.) M. Maxime Gremetz. Arrêtez
! M. Céleste Lett. Les lois Aubry sont obsolètes. Le monde a
changé... M. Lucien Degauchy. Mais pas les socialistes
! M. Céleste Lett. ...mais, puisque notre pays est resté sur
le même pignon, il doit changer de braquet ! (Protestations sur les bancs du
groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche
démocrate et républicaine.) À Sarreguemines, les acteurs économiques
l'ont compris et ont réagi en conséquence. Les salariés se sont exprimés
démocratiquement, non seulement pour gagner plus, mais pour mieux relever ces
défis économiques. M. le président. Veuillez poser votre
question, monsieur Lett, avant que je ne vous coupe la parole. M.
Jean-Paul Bacquet. La question ! M. Céleste Lett.
Monsieur le secrétaire d'État chargé des entreprises et du commerce
extérieur... M. Jean Glavany. À lui, vous ne dites rien,
monsieur le président ! Vous êtes le président du groupe UMP ! M.
Céleste Lett. ...comment le Gouvernement continuera-t-il de favoriser
notre réussite face à la concurrence mondiale ? (Applaudissements sur les
bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) M. le
président. La parole est à M. le secrétaire d'État chargé des
entreprises et du commerce extérieur. M. Hervé Novelli,
secrétaire d'État chargé des entreprises et du commerce extérieur.
Monsieur le député-maire de Sarreguemines, votre question est doublement
opportune. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen
et divers gauche.) D'abord, elle intervient au moment où le Président de la
République reçoit l'ensemble des organisations syndicales pour fixer avec elles,
dans le cadre de ces négociations, l'agenda social de 2008. Ensuite, elle
intervient le jour où vous allez, mesdames et messieurs les députés, reprendre
la discussion du projet de loi en faveur du pouvoir d'achat des Français. De
quoi s'agit-il ? Une consultation a été organisée à l'usine Continental de
Sarreguemines... M. Hervé Féron. Ce n'était pas une
consultation, c'était un chantage ! M. Maxime Gremetz. Qui
l'a organisée ? M. le secrétaire d'État chargé des entreprises et du
commerce extérieur. ...qui a permis à 1 300 salariés - soit 89 % de
participation - de répondre à deux questions simples : étaient-ils favorables à
la possibilité de racheter leurs journées de RTT ? Étaient-ils prêts à faire des
heures supplémentaires rémunérées à 125 % ? À ces questions - je vous rends
attentifs à ce résultat démocratique, obtenu avec, je le répète, un taux de
participation de 89 % -, les salariés ont répondu " oui " à 76 %.
(Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement
populaire.) C'est un double signal que les salariés de Sarreguemines
envoient aujourd'hui : ils demandent aux syndicats de prendre leurs
responsabilités et de tenir compte de leurs souhaits (Exclamations sur les
bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la
Gauche démocrate et républicaine) et montrent que, lorsqu'ils sont
consultés, les salariés français sont d'accord pour travailler plus afin de
gagner plus ! (Mêmes mouvements.) Mesdames et messieurs les députés
socialistes, si vous voulez leur donner plus de pouvoir d'achat, votez en faveur
des propositions du Gouvernement ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du
groupe de l'Union pour un mouvement populaire et sur plusieurs bancs du groupe
Nouveau Centre.)
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