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DEBAT :
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PROPOS D'UN INTELLECTUEL SUR LE TOURISME EN CORSE M. le président. La parole est à M. Camille
de Rocca Serra, pour le groupe de l'Union pour un mouvement
populaire. M. Camille de Rocca Serra. Monsieur le secrétaire
d'État chargé du tourisme... (" Encore ! " sur les bancs des groupes SRC et
GDR.) Oui, encore lui. (Vives exclamations ironiques sur les mêmes
bancs.) Récemment, un intellectuel français... M. Manuel
Valls. Voltaire ! M. Camille de Rocca Serra. ...a
lancé un appel au boycott touristique de la Corse lors d'une émission télévisée,
en raison des actes de violence commis sur l'île. Comme l'ensemble de la
population locale, j'ai été particulièrement choqué par ces propos scandaleux
qui ont injustement stigmatisé les Corses. Comme les autres élus locaux, je
condamne avec la plus grande fermeté tous les actes de violence. Je souhaite
également rappeler qu'ils sont le fait d'une infime minorité et que la Corse en
est victime. Il n'y a aucun sens à pénaliser toute une économie par un appel au
boycott auprès des touristes. C'est tout simplement méconnaître que la
violence et les systèmes mafieux se nourrissent du non-développement, alors que
les activités touristiques représentent un moteur économique indispensable pour
notre île puisqu'elles emploient environ 15 % des personnes salariées. Je
reste persuadé que, dans le respect de son cadre exceptionnel, grâce à son
patrimoine et à la qualité de ses produits agricoles, notre île peut et doit
encore développer ces activités auprès de la clientèle européenne, notamment en
élargissant la saison touristique. Pour soutenir l'activité touristique, il
nous faudra également répondre à deux questions relatives, l'une, à
l'annualisation du temps de travail et l'autre à la nécessaire adaptation du
crédit d'impôt, questions qui ne relèvent pas, je le sais bien, de votre domaine
de compétence. M. Henri Emmanuelli. Et les primes
? M. Camille de Rocca Serra. Je souhaite donc vous
interroger, monsieur le secrétaire d'État, sur les intentions du Gouvernement
pour soutenir le développement des activités touristiques en Corse.
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.) M. le
président. La parole est à M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État
chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du
tourisme, des services, des professions libérales et de la
consommation. M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État
chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du
tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.
Monsieur le député, en tant que secrétaire d'État chargé du tourisme, je ne
peux que condamner un appel au boycott d'une partie de notre territoire. Je m'y
suis d'ailleurs immédiatement employé, comme vous le savez. C'est d'autant
plus vrai concernant la Corse que le tourisme constitue une activité
incontournable. M. Jean Glavany. Bravo ! M.
Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État. En 2010, plus de 3
millions de touristes ont visité la Corse. Le tourisme représente 20 % du PIB de
l'île - avec des recettes de plus de 1,5 milliard d'euros - contre 6 % sur le
plan national. M. Jean Glavany. La Corse est une île
entourée d'eau de toutes parts, n'est-ce pas ? M. Frédéric
Lefebvre, secrétaire d'État. Les activités touristiques
emploient 15 % des salariés corses, soit trois fois plus qu'à l'échelon
national. M. Henri Emmanuelli. Vendez-le ! M.
Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État. Le développement d'un
tourisme de qualité, dans le respect du cadre de l'île, c'est évidemment
l'augmentation du nombre des séjours de 5 % en 2009 et de 2 % en 2010. Que
pouvons-nous faire pour la Corse ? J'ai demandé à Atout-France de définir, avec
l'agence du tourisme corse qui en a pris l'initiative, un partenariat
stratégique. Il s'agit d'abord d'appuyer la stratégie marketing et la
promotion de la destination, notamment sur le marché européen où il reste
beaucoup à faire pour attirer les touristes vers la Corse. Il s'agit ensuite de
structurer l'offre touristique et des filières stratégiques - l'hôtellerie, la
restauration, le commerce - qui doivent bénéficier d'un soutien. J'aurai le
plaisir de me rendre prochainement dans l'île de beauté (Exclamations
ironiques sur les bancs du groupe SRC) pour signer cet accord de
partenariat, sans doute à la fin du mois de juillet, afin d'encourager les
touristes à venir découvrir, s'ils ne l'ont déjà fait, cette île
merveilleuse... M. Jean Glavany. Bravo ! M.
Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État. ... dont notre territoire
peut-être si fier. M. Jean Glavany. Il l'a dit
!
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