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Texte de la QUESTION :
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Mme Catherine Vautrin appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur l'absence d'effort particulier des pouvoirs publics et de son ministère pour améliorer le diagnostic précoce et la prise en charge des patientes atteintes par l'endométriose. Cette pathologie, jusqu'ici méconnue, a pourtant été incluse dans la loi de santé publique et se caractérise par les maladies auto-immunes, endocriniennes, atopiques et aux répercussions psychologiques très lourdes qu'elle induit, touchant environ 10 % des femmes en âge de procréer. Aussi, l'association EndoFrance élève de nouveau la voix, soulignant que le Parlement européen a débloqué 296 000 euros pour la recherche et l'aide aux malades, et surtout pour dénoncer l'objectif d'amélioration des traitements conservateurs affichés par la direction générale de la santé depuis 2003. Elle fait siens les moyens simples d'amélioration du diagnostic précoce et la prise en charge défendus par cette association et son comité scientifique et lui demande, en conséquence, si elle envisage de modifier la formation initiale des généralistes, gynécologues, infirmiers, gastro-entérologues, urologues, pneumologues, et radiologues pour y inclure l'étude de la pathologie (en s'appuyant sur les recommandations de pratique clinique élaborées par le collège national des gynécologues et obstétriciens français), si elle entend soutenir la recherche et la création de centres de référence pour la prise en charge des endométrioses sévères à localisation multiples et alerter la population sur la dysménorrhée pour qu'elle soit davantage "conscientisée" et, enfin, inclure ces points essentiels dans la loi de santé publique.
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Texte de la REPONSE :
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PRISE EN CHARGE DE L'ENDOMÉTRIOSE M. le président. La parole est à Mme
Catherine Vautrin, pour exposer sa question, n° 335, relative à la prise en
charge de l'endométriose. Mme Catherine Vautrin. Je
souhaiterais appeler l'attention de Mme la ministre de la santé sur une
pathologie chronique, l'endométriose, qui concerne exclusivement les femmes.
Cette maladie, dont la prévalence est de 6 %, a des effets très invalidants :
certaines des femmes qui en sont atteintes doivent renoncer à toute vie
sexuelle, d'autres ont des difficultés à rester longtemps assises dans la même
position, sans parler des couples qui voient leur désir d'enfant anéanti. Si
la loi du 9 août 2004 a pris en compte cette pathologie, aucun effort
particulier ne semble lui être consacré, qu'il s'agisse d'améliorer le
diagnostic précoce ou la prise en charge des patientes. Dans le même temps, le
Parlement européen a débloqué, en 2007, 300 000 euros pour la recherche et
l'aide aux malades. Certaines mesures de bon sens sont très attendues par
les patientes et les associations qui les représentent. La première de leurs
demandes, qu'il paraît indispensable de satisfaire, vise à inclure dans la
formation initiale des médecins généralistes cette pathologie méconnue, trop
souvent confondue avec des problèmes psychologiques. Il conviendrait également
qu'elle fasse partie de la formation des spécialistes comme les urologues ou les
pneumologues, ainsi que des professions paramédicales, comme les infirmiers.
Je voudrais également insister sur la nécessité de mettre en place des
centres de référence, de mener une campagne d'information sur la dysménorrhée et
d'inscrire toutes ces mesures dans un prochain projet de loi consacré à la santé
publique. Il s'agit d'une vraie pathologie, qui mérite d'être prise en
charge, et j'aimerais connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet.
M. le président. La parole est à M. Bernard Laporte,
secrétaire d'État chargé des sports, de la jeunesse et de la vie
associative. M. Bernard Laporte, secrétaire d'État chargé
des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Madame la députée, vous
interrogez Roselyne Bachelot-Narquin sur les actions mises en place pour
améliorer le diagnostic et la prise en charge de l'endométriose. Comme vous
l'avez souligné, cette pathologie gynécologique qui atteint entre 5 % et 10 %
des femmes en âge de procréer peut retentir gravement sur leur qualité de vie et
même être à l'origine d'une stérilité. Elle est difficile à diagnostiquer et à
traiter car les lésions sont très diverses. En outre, certaines formes ne
peuvent être traitées car elles ne présentent pas de symptômes. Les
caractéristiques de cette maladie, il faut le souligner, restent malheureusement
trop mal connues. Pour améliorer sa prise en charge, il s'agit avant tout de
disposer de données épidémiologiques fiables, comme le prévoit la loi de santé
publique. Je précise que les patientes les plus gravement atteintes peuvent - et
c'est heureux - bénéficier du dispositif du plan 2007-2011 " Qualité de vie des
patients atteints de maladie chronique ". La formation initiale des
généralistes, quant à elle, comporte déjà des contenus thématiques qui, même
s'ils ne se sont pas spécifiquement consacrés à l'endométriose, y font
référence. Il s'agit, par exemple, de la connaissance des anomalies du cycle
menstruel et des algies pelviennes chez la femme, de l'exploration des
situations de stérilité ou encore des thérapeutiques antalgiques,
médicamenteuses et non médicamenteuses. De même, certains éléments font déjà
partie intégrante de la formation des gynécologues obstétriciens, des
gynécologues et des sages-femmes. En outre, les praticiens sont régulièrement
informés. Ils bénéficient des recommandations de bonnes pratiques de l'Agence
française de sécurité sanitaire et des produits de santé et du Collège national
des gynécologues et obstétriciens français, qui portent à la fois sur les
traitements médicamenteux les plus efficaces et les prises en charge des
différentes formes cliniques d'endométriose. Le Comité national consultatif
de labellisation n'a toutefois pas pu identifier un centre pouvant être
labellisé centre de référence de l'endométriose car, cette pathologie étant
polymorphe, aucun service hospitalier ne peut être compétent sur l'ensemble de
la maladie. Cependant, la ministre de la santé s'engage à interroger à nouveau
le comité à ce sujet. Compte tenu du fait que, dans 20 % à 50 % des cas, cette
affection conduit à la stérilité, les centres de procréation médicalement
assistée pourraient assurer la prise en charge des patientes rendues stériles
par cette maladie. Il en serait de même des centres de la douleur pour les cas
où cette maladie se traduit par des douleurs pelviennes chroniques. Quant à
la recherche fondamentale, elle ouvre de nouvelles perspectives de traitement,
notamment au travers de nouvelles cibles thérapeutiques au niveau
moléculaire. Enfin, Roselyne Bachelot-Narquin est très consciente de la
nécessité d'informer le grand public sur cette affection. Elle a d'ores et déjà
pris rendez-vous avec les associations de patientes pour les associer à la
réflexion concernant les mesures à mettre en place pour une meilleure
sensibilisation des femmes à la maladie, qui demeure le fondement de sa prise en
charge globale. M. le président. La parole est à Mme
Catherine Vautrin. Mme Catherine Vautrin. Je vous remercie,
monsieur le secrétaire d'État, pour cette réponse dont je retiens deux points
principaux : d'une part, la rencontre de Mme la ministre avec les associations
de patientes, qui permettra de faire des avancées en matière d'information du
grand public ; d'autre part, la nécessaire recherche d'un centre de référence.
Là encore, nous aurions tout à gagner de nous inspirer de l'exemple de nos
partenaires européens. D'après les informations dont je dispose, les pays
anglo-saxons sont plus en avance que nous en ce domaine. Profitons donc de la
présidence française pour faire progresser les traitements !
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