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Texte de la QUESTION :
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M. Philippe Meunier attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur l'impact sur la circulation de la rocade est du projet de construction d'un stade de 60 000 places combiné à la création de 24 000 m2 de surfaces commerciales aux abords de cette voie située dans le département du Rhône. Le département du Rhône se caractérise par une absence de périphérique et de contournement autoroutier à l'ouest. La rocade est qui assure quasiment à elle seule le transit routier local, national et international est déjà saturée. Ainsi, l'est lyonnais assume sa part de responsabilité pour la défense de l'intérêt général de l'agglomération en termes de transports avec la présence sur son territoire de la rocade est, de l'A42, de l'A43, de l'432, des aéroports de Bron et Saint-Exupéry, et bientôt du contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise. Il est donc hors de question pour ce territoire d'accepter le passage à deux fois trois voies de la rocade est pour faire face à la construction d'un tel ouvrage, de surcroît privé. Les actionnaires privés de ce projet demandent la participation financière des contribuables du Grand Lyon, du conseil général et de l'État pour réaliser les infrastructures d'accès. Mais le Grand Lyon et le conseil général ne prévoient pas la réalisation d'un métro, seul capable de faire face au transport des supporters et des consommateurs. Pour répondre à ces problématiques nationales, il lui demande de lui indiquer si l'État souhaite participer financièrement à ce projet en finançant notamment l'échangeur autoroutier et de lui donner sa position par rapport à l'impact négatif que ce projet générerait sur le transit national et international. L'ensemble des élus de l'est lyonnais, de droite comme de gauche, s'est déjà prononcé clairement et publiquement contre ce projet et attend avec impatience la réponse de l'État qui reste le garant de l'intérêt général.
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Texte de la REPONSE :
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CONSÉQUENCES SUR LA CIRCULATION ET INCIDENCES FINANCIÈRES DE
LA CONSTRUCTION D'UN GRAND STADE À LYON M. le
président. La parole est à M. Philippe Meunier, pour exposer sa
question, n° 346, relative aux conséquences sur la circulation et aux incidences
financières de la construction d'un grand stade à Lyon. M. Philippe
Meunier. Monsieur le secrétaire d'État chargé des transports, je
souhaite attirer votre attention sur l'impact sur la circulation de la rocade
Est du projet de construction d'un stade de 60 000 places, combiné à la création
de 24 000 m2 de surfaces commerciales aux abords de cette voie située dans le
département du Rhône. Le département du Rhône se caractérise par une absence
de périphérique et de contournement autoroutier à l'ouest. La rocade Est, qui
assure quasiment à elle seule le transit routier local, national et
international, est déjà saturée. Ainsi, l'est lyonnais assume sa part de
responsabilité pour la défense de l'intérêt général de l'agglomération en termes
de transports, avec la présence sur son territoire de la rocade Est, de l'A 42,
de l'A 43, de l'A 432, des aéroports de Bron et Saint-Exupéry, et bientôt du
contournement ferroviaire de l'agglomération lyonnaise. Il est donc hors de
question, pour ce territoire, d'accepter le passage à deux fois trois voies de
la rocade Est, pour faire face à la construction d'un tel ouvrage, de surcroît
privé. Les actionnaires privés de ce projet demandent la participation
financière des contribuables du Grand Lyon, du conseil général et de l'État pour
réaliser les infrastructures d'accès. Mais le Grand Lyon et le conseil général
ne prévoient pas la réalisation d'un métro, seul capable de faire face au
transport des supporteurs et des consommateurs. Pour répondre à ces
problématiques nationales, nous aimerions savoir si l'État souhaite participer à
ce projet, en finançant par exemple l'échangeur autoroutier, et connaître sa
position sur l'impact négatif que pourrait avoir ce projet sur le transit
national et international. Tous les élus de l'est lyonnais, de droite comme
de gauche, se sont déjà prononcés clairement et publiquement contre ce projet et
attendent avec impatience la réponse de l'État, qui reste le garant de l'intérêt
général. M. le président. La parole est à M. Dominique
Bussereau, secrétaire d'État chargé des transports. M. Dominique
Bussereau, secrétaire d'État chargé des transports. Monsieur le
député, vous m'interrogez au sujet d'un dossier compliqué, sur lequel le préfet
du Rhône, Jacques Gérault, m'a récemment remis un rapport. Les autorisations
administratives nécessaires à un tel projet relèvent de la compétence des
collectivités locales, mais les services déconcentrés de l'État ont à connaître
du projet de construction d'un stade de 60 000 places et de surfaces
commerciales dans l'est lyonnais, en bordure de la rocade Est. Ils sont associés
aux études relatives à l'accessibilité du projet qui comporteront une évaluation
des impacts sur le réseau routier existant. Il va de soi - et vous l'avez
très bien dit dans votre question - que, pour la desserte d'un équipement d'une
telle ampleur, ce sont d'abord les transports collectifs qui doivent être
privilégiés. Nous n'allons pas refaire aujourd'hui toutes les bêtises que nous
avons commises il y a vingt ou trente ans, en plaquant des équipements sur le
territoire sans mettre en place de transports collectifs - je pense à la
desserte de Roissy ou à d'autres grands sites de notre territoire. Si ce
projet se réalise, l'État veillera à ce que les conditions de circulation sur le
réseau routier national, et tout particulièrement sur la rocade Est, ne soient
pas dégradées. En tout état de cause, aucune augmentation de capacité de la
rocade Est n'est envisagée : nous pensons que c'est le transport collectif qui
doit fournir l'alternative. Ces études concernent également des projets
d'adaptation de deux échangeurs existants entre la voirie locale et la rocade
Est. Là aussi, nous veillerons à la sécurité et à la fluidité du trafic. La
réalisation éventuelle de ces travaux ayant pour origine un projet privé, aucune
participation financière de l'État, qui n'a d'ailleurs pas été sollicité, n'est
prévue. Le rôle de l'État, c'est d'assurer la cohérence de l'aménagement du
territoire et de veiller, si ce projet devait se réaliser, à ce qu'il soit relié
par des transports collectifs. Comme vous le souhaitez, nous serons extrêmement
vigilants et nous nous tenons à votre disposition, monsieur Meunier, pour
travailler avec vous sur l'évolution de ce secteur de l'agglomération lyonnaise
et sur ce projet lui-même.
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