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DEBAT :
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MAÎTRISE DES DÉPENSES PUBLIQUES M.
le président. La parole est à M. Olivier Carré, pour le groupe de
l'Union pour un mouvement populaire. M. Olivier Carré.
Madame la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État,
comme dans tous les pays développés, l'après-crise (exclamations sur les
bancs des groupes SRC et GDR) se traduit par la nécessité de résorber les
déficits publics pour stabiliser notre dette. Pour cela, il y a deux moyens : ou
bien augmenter drastiquement les impôts, ou bien diminuer le poids de nos
dépenses publiques. La France subit déjà un taux de prélèvements obligatoires
nettement plus élevé que ses principaux concurrents économiques. M.
Jacques Desallangre. Pas pour tout le monde ! M. Olivier
Carré. Cela entrave notre compétitivité et notre croissance. C'est
la raison pour laquelle, pour résorber durablement les déficits, la seule voie
efficace est de contenir la dépense publique. C'est ce que fait le Gouvernement.
Pour la première fois depuis près de trente ans, les dépenses courantes du
budget seront en diminution en 2012. M. Pierre Gosnat. Mais
pas les profits des banques ! M. Olivier Carré. Cet effort
est notamment possible grâce à toutes les économies engrangées en réformant
certaines politiques publiques : carte judiciaire, carte militaire,
non-remplacement du départ à la retraite d'un fonctionnaire sur deux,
simplification administrative. Il fallait du courage politique. D'ailleurs,
nos adversaires disent en avoir tiré un bénéfice lors des dernières élections
sénatoriales. M. Roland Muzeau. C'est vrai ! M.
Olivier Carré. Dont acte. Mais ces réformes, si elles ne sont pas
populaires, étaient indispensables à notre pays : elles sont le seul moyen de
voir un jour notre dette baisser. M. Roland Muzeau. C'est
vous qui faites exploser la dette ! M. Olivier Carré. Europe
Écologie nous parle toujours de sobriété ; voilà un beau sujet de réflexion pour
la gauche tout entière : comment être sobre en matière de dépenses publiques ?
comment être économe des impôts payés par les Français ? Cette question ne
s'adresse pas seulement à la gauche ; elle se pose aujourd'hui à nous tous.
C'est notre responsabilité. Il y va de la crédibilité de la France et de sa
signature. Le budget que vous nous proposez, madame le ministre, répond à
cette question. Pouvez-vous nous rappeler comment se traduisent les économies
que l'État va faire en 2012 ? M. le président. La parole est
à Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État,
porte-parole du Gouvernement. (" Allô ? Allô ? " sur les bancs du groupe
SRC.) Mme Valérie Pécresse, ministre du budget, des
comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement.
Monsieur le député, ce gouvernement, avec le soutien de la majorité, a
accompli un effort sans précédent de maîtrise des dépenses publiques. En 2010 et
en 2011, nous avons dépensé 16 milliards d'euros de moins que nos prédécesseurs
! (" C'est faux ! " sur les bancs du groupe SRC.) M. Marcel
Rogemont. Et créé combien de niches fiscales ? Mme Valérie
Pécresse, ministre. Ces 16 milliards sont le fruit de nos
réformes : la réforme des retraites, la réforme de l'hôpital, qui a diminué d'un
tiers les déficits des hôpitaux publics, la réforme de l'assurance maladie. Pour
la première fois, nous aurons, pendant trois ans, maîtrisé nos dépenses
d'assurance-maladie. (Vives exclamations sur les bancs des groupes SRC et
GDR.) Ces 16 milliards sont aussi le fruit des économies que nous
faisons. (Même mouvement.) Vous l'avez dit, pour la première fois, les
dépenses de l'État vont diminuer d'une année sur l'autre ; les dépenses de
personnel baisseront aussi. M. Jean-Paul Lecoq. Politique
absurde ! Mme Valérie Pécresse, ministre. Très
concrètement, nous aurons supprimé 6 000 voitures de fonction. (Exclamations
et rires sur les bancs du groupe SRC.) Nous aurons restitué ou vendu 300 000
mètres carrés de locaux administratifs. Nous aurons divisé par deux nos factures
informatiques, nos factures téléphoniques. Nous aurons supprimé 150 000 postes
dans la fonction publique d'État. (Huées sur les bancs des groupes SRC et
GDR.) Ces efforts commencent à porter leurs fruits. Notre déficit public
va baisser de 15 % ; le déficit de la sécurité sociale baissera de 40 % en deux
ans. J'entends l'opposition dire qu'elle veut revenir sur toutes ces réformes
et dépenser plus. Je vous le dis : au mieux, c'est une profonde erreur ; au
pire, c'est un mensonge. Pour celui qui veut désendetter la France, il n'y a pas
d'autre chemin que les économies dans les dépenses. (Applaudissements sur les
bancs du groupe UMP.) M. Marcel Rogemont. Et les
recettes ?
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