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DEBAT :
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BILAN DE LA SAISON TOURISTIQUE M.
le président. La parole est à M. Gilles d'Ettore, pour le groupe de
l'Union pour un mouvement populaire. M. Gilles d'Ettore. Ma
question, à laquelle j'associe l'ensemble de mes collègues du
Languedoc-Roussillon, ainsi que M. Dino Cinieri, député de la Loire, s'adresse à
M. le secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et
moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de
la consommation. Selon les professionnels du tourisme et au vu des premiers
chiffres que nous avons enregistrés, nous venons de vivre une fin de saison
touristique exceptionnelle, tant au niveau économique qu'au niveau de
l'insécurité, en baisse de 10 % cet été dans nos stations balnéaires de
Méditerranée. Cela démontre une nouvelle fois la vitalité d'un secteur
d'activité majeur,... M. Patrick Lemasle. Dans ce cas,
pourquoi posez-vous la question ? M. Gilles d'Ettore. ...non
délocalisable, qui représente 7 % du produit intérieur brut, plus de 2 millions
d'emplois et constitue un pilier de la compétitivité de l'économie française,
même si les candidats socialistes ont totalement ignoré cette thématique tout au
long du lancinant débat des primaires. (Murmures sur les bancs du groupe
SRC.) En plein coeur de la saison estivale, vous avez accompagné le
Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui est venu en
Languedoc-Roussillon, plus particulièrement au Cap d'Agde, présenter les enjeux
du tourisme de demain, parmi lesquels figure la qualité de l'accueil, qui est
essentielle si l'on veut attirer de nouvelles clientèles. Le Président de la
République a souligné la nécessité d'investir pour moderniser l'offre
touristique de notre pays et demandé à l'administration de faciliter les
démarches des professionnels du tourisme. Toutefois, les stations balnéaires du
littoral languedocien, qui, comme vous le savez, ont été le fruit de la volonté
de l'État, et plus précisément de celle du général de Gaulle, ont désormais
quarante ans et nécessitent, pour conserver leur attractivité, d'être
modernisées et développées en fonction des nouvelles attentes des
clientèles. Ce grand chantier est aujourd'hui piloté par les collectivités
locales, dans un contexte réglementaire extrêmement contraignant. Je vous
demande donc, monsieur le secrétaire d'État, de bien vouloir nous indiquer les
actions engagées afin de répondre, au côté des élus locaux, aux défis actuels du
développement touristique, pour que notre pays conserve sa place de première
destination mondiale. (Applaudissements sur les bancs du groupe
UMP.) M. Henri Emmanuelli. Ce n'est plus vrai, et vous
le savez ! M. le président. La parole est à M. le secrétaire
d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises,
du tourisme, des services, des professions libérales et de la
consommation. M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État
chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du
tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.
Monsieur le député, je vous remercie d'abord de souligner la place
primordiale du tourisme dans l'économie de notre pays : plus de 7 % du PIB. Dans
chaque région de France, chacun sait bien à quel point le tourisme est
essentiel. (" Bravo ! " sur les bancs du groupe SRC.) M.
Frédéric Cuvillier. Bel effort ! M. Henri
Emmanuelli. Écoutez le pilier du Gouvernement ! M. Frédéric
Lefebvre, secrétaire d'État. Vous avez rappelé que le bilan
estival est globalement positif, quoique contrasté. Sur le pourtour
méditerranéen, en Languedoc-Roussillon, 72 % des professionnels notent une
hausse par rapport à l'année dernière. Quand on étudie, partout en France, la
situation des acteurs du tourisme, une chose frappe particulièrement. Si des
records ont été battus, notamment en matière d'hébergement - hôtels, campings -,
ce qui est étonnant avec une météo pour le moins pluvieuse,... M.
Albert Facon. À cause de la gauche, peut-être ? M. Frédéric
Lefebvre, secrétaire d'État. ...on constate surtout que ce qui a
fonctionné, c'est la qualité : tous ceux qui ont joué la qualité et la diversité
ont eu des résultats. Vous me demandez ce qu'il faut faire. Il convient,
évidemment, de continuer à aller le plus loin possible dans la qualité et à
valoriser le patrimoine vivant de notre pays - je pense à la gastronomie, ou
encore au spectacle vivant. Il faut, par ailleurs, faire la promotion de notre
offre à l'étranger et renforcer la qualité de l'accueil. C'est la raison pour
laquelle nous avons signé un document dans ce sens avec tous les partenaires du
secteur de l'accueil. Vous posez, enfin, une question précise sur l'offre
d'hébergement. Nous travaillons sur la question des bâtiments qui ont été
construits dans les années soixante-dix. Nous expertisons de nouveaux outils -
notamment avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, chère à Jean-Louis
Borloo - pour essayer de mettre en place des dispositifs efficaces. Voyez-vous,
sur ce sujet, les 235 000 acteurs du secteur ont montré la voie. Il faut faire
des efforts et il ne sert à rien de rêver en matière économique.
(Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)
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