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DEBAT :
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RENTRÉE UNIVERSITAIRE OUTRE-MER M.
le président. La parole est à M. Alfred Marie-Jeanne, pour le groupe de
la Gauche démocrate et républicaine. M. Alfred Marie-Jeanne.
Monsieur le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, beaucoup
d'étudiants de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique connaissent, au début de
cette rentrée universitaire, de graves difficultés financières. Les étudiants
ne remplissant pas les conditions d'obtention de la bourse sur critères sociaux
peuvent prétendre au Fonds national d'aide d'urgence, notamment ceux en
situation de rupture familiale. Ainsi, pour l'année universitaire 2010-2011,
54 étudiants ont pu bénéficier d'une aide annuelle d'un montant cumulé de 74 500
euros ; et 1 550 aides ponctuelles ont été versées à hauteur de 290 000 euros
pour les étudiants de ces régions - je parle ici de ceux qui sont en rupture
familiale. Pour l'année 2011-2012, on constate pour l'instant une diminution
drastique du fonds annuel, qui ne s'élève qu'à 23 000 euros. Le montant du fonds
d'urgence reste, pour l'instant, totalement inconnu. Monsieur le ministre,
ces étudiants qui ont fait le choix de poursuivre leurs études contre vents et
marées, malgré leur situation précaire, ne méritent-ils pas qu'on prenne mieux
en compte de leurs besoins pour éviter qu'ils ne basculent dans une situation
bien plus regrettable ? (Applaudissements sur les bancs du groupe
GDR.) M. le président. La parole est à M. le ministre de
l'enseignement supérieur et de la recherche. M. Laurent
Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Monsieur Alfred Marie-Jeanne, je vous remercie de m'avoir posé cette
question. J'étais, la semaine dernière, en déplacement en Guyane, pour faire le
point sur le développement de l'enseignement supérieur et des universités
d'outre-mer, qui concerne évidemment l'université d'Antilles-Guyane à laquelle
vous êtes très attaché. Dans le cadre de sa stratégie de développement de
l'outre-mer, le Gouvernement avec Marie-Luce Penchard à la demande de M. le
Premier ministre, investit résolument dans l'université et l'enseignement
supérieur en outre-mer : 48 millions d'euros sur les équipements d'excellence ;
l'augmentation du budget de l'université Antilles-Guyane, pour laquelle vous
avez plaidé, se monte à près de 30 % ; et nous nous occupons bien sûr des
conditions d'études pour les étudiants outre-mer. Cela se traduit d'abord par
les bourses : elles augmentent cette année pour près de 4 100 boursiers du pôle
universitaire d'Antilles-Guyane ; ensuite par le passeport mobilité, qui est un
élément très important, auquel les étudiants d'Antilles-Guyane sont très
attachés ; enfin par le fonds national d'aide d'urgence. Je vous remercie d'en
avoir rappelé le rôle, puisqu'il a été créé par ce Gouvernement. Il est destiné
à venir en aide à des étudiants qui ne remplissent pas spécifiquement les
critères permettant d'obtenir des bourses. Ce fonds permet d'aider chaque
année 180 000 étudiants. Parallèlement cette année, le CROUS d'Antilles-Guyane,
notamment pour aider les étudiants haïtiens. Ce fonds est traditionnellement
réalimenté en fonction des besoins qui se font jour, soit au cours de l'année
2011, soit au cours de l'année 2012. Nous étudierons ceux-ci tels qu'ils nous
sont rapportés par les CROUS. Tels sont les éléments que je suis en mesure de
vous apporter. Le but de ce Gouvernement est, en tout état de cause, d'aider nos
étudiants en outre-mer, comme sur tout le territoire de la République.
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
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