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DEBAT :
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CRISE DE LA DETTE DANS LA ZONE EURO M. le président. La parole est à M. Philippe
Houillon, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. M.
Philippe Houillon. Ma question s'adresse à M. le Premier
ministre. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Mario Monti
se sont réunis à Strasbourg pour aborder la question du sauvetage de la zone
euro. Dans un contexte européen marqué par l'instabilité politique et
financière, ils ont réaffirmé leur volonté de garantir la pérennité de la zone.
Paris et Berlin feront prochainement des propositions communes afin d'en
améliorer la gouvernance et de renforcer la discipline budgétaire. À cet
égard, il est proprement scandaleux, dans une situation dont chacun mesure la
gravité, d'entendre comme seule expression du parti socialiste, la déclaration
bouffonne de M. Le Guen comparant cette rencontre à la démarche de Daladier à
Munich en 1938. (Huées sur les bancs du groupe UMP.) C'est une offense
à la France, au Président de la République, et une insulte à la chancelière
allemande. Et pourtant on n'a toujours entendu aucune désapprobation, même
molle, de M. Hollande ou du parti socialiste ! Reste que, pour tous les
responsables sérieux, la crise de l'euro que nous connaissons a besoin d'un
couple franco-allemand fort : depuis 2008, chaque fois, les impulsions décisives
au niveau européen sont venues de lui. A la veille du prochain Conseil
européen, le 9 décembre, où Nicolas Sarkozy et Angela Merkel feront des
propositions importantes, pouvez-vous nous dire, monsieur le Premier ministre,
le rôle éminent que va jouer, de nouveau, l'entente entre le Président de la
République et la chancelière allemande pour apporter de nouvelles solutions et
les faire partager par nos partenaires européens ? (Applaudissements sur les
bancs du groupe UMP.) M. le président. La parole est à
Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État,
porte-parole du Gouvernement. Mme Valérie Pécresse,
ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État,
porte-parole du Gouvernement. Vous avez raison, monsieur le député : à
l'heure ou le président Sarkozy et la chancelière Angela Merkel s'engagent pour
faire franchir une étape décisive à la zone euro... M. Marc
Dolez. Et brader la souveraineté nationale ! Mme Valérie
Pécresse, ministre. ...et sauver notre acquis le plus précieux,
la monnaie unique, les socialistes, en dénigrant cette action, ratent une fois
encore le train de l'histoire. (Exclamations sur les bancs du groupe
SRC.) Oui, le Président de la République et la chancelière, ensemble,
vont nous proposer une nouvelle étape pour que la zone euro soit plus solide et
protège mieux chacun de ses membres et chaque Européen. Pour cela, nous
proposerons à nos partenaires et aux institutions européennes plus de discipline
budgétaire et plus de solidarité. Plus de discipline, car nous voterons et
nous appliquerons la règle d'or de réduction des déficits budgétaires, celle-là
même que les députés de l'opposition refusent aujourd'hui de voter. Nous
l'appliquerons car le " zéro déficit " est notre objectif. En contrepartie,
nous voulons plus de solidarité, et des institutions européennes plus efficaces
dont l'action nous protégera des turbulences des marchés. Vous le voyez,
l'opposition critique, le président agit. (Applaudissements sur de nombreux
bancs du groupe UMP. - Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
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