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DEBAT :
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BRAQUAGES DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE M. le président. La parole est à Mme Valérie
Boyer, pour le groupe de l'Union pour un mouvement populaire. Mme
Valérie Boyer. Ma question s'adresse à M. le ministre de
l'intérieur. Monsieur le ministre, les Bouches-du-Rhône et Marseille viennent
de vivre deux fusillades d'une extrême violence. Ces attaques à l'arme de guerre
ont causé la mort de deux malfaiteurs, dont un multirécidiviste, un troisième
étant blessé, et elles ont laissé un policier entre la vie et la mort. Éric,
brigadier-chef de 37 ans, père de deux enfants, a été atteint de trois balles
pour un pitoyable butin : quelques surgelés et des boissons
alcoolisées. M. Patrick Lemasle. Ce n'est pas le problème
! Mme Valérie Boyer. Je voudrais, au nom de la
représentation nationale, lui rendre un hommage appuyé et lui adresser tous nos
voeux de rétablissement. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur
plusieurs bancs du groupe SRC.) Bien entendu, je voudrais que nous ayons
également une pensée pour sa famille et ses enfants qui, tout comme nous, sont
aujourd'hui dans la douleur. Mais à travers lui, mes chers collègues,
monsieur le ministre, c'est à l'ensemble des policiers de France que je souhaite
que nous rendions hommage aujourd'hui, et plus particulièrement à ceux de
Marseille, qui sont intervenus hier soir pour intercepter trois jeunes de 18 à
20 ans, surpris à la suite du braquage d'un magasin de bricolage à La Rose -
Frais Vallon. Là encore, nos forces de police ont été la cible de rafales de
Kalachnikov et n'ont pu que répliquer, tuant sur le coup l'un des malfaiteurs et
laissant le deuxième dans un état critique, le troisième étant blessé. Au
moment où nos policiers, avec courage et abnégation, au péril de leur vie, se
battent pour assurer notre sécurité face à des délinquants qui croient jouer
Scarface, d'autres profitent de ces faits divers dramatiques pour attiser
la haine et la peur. On voit également des couvertures de presse qui confondent
électoralisme et sécurité publique, et n'hésitent pas à dégrader l'action de
l'État, alors que la sécurité publique n'est ni de droite ni de gauche, et
devrait nécessiter l'unité nationale Nous déplorons la mort d'un homme, mais
je voudrais adresser mes plus vives félicitations et notre confiance aux
policiers qui sont intervenus et à notre préfet de police, Alain Gardère, pour
le travail qu'il accomplit avec eux depuis sa nomination par vous, monsieur le
ministre. Monsieur le ministre... M. le président. La
parole est à M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités
territoriales et de l'immigration. M. Claude Guéant,
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et
de l'immigration. Madame la députée, je vous remercie de rendre ainsi
hommage aux policiers de Vitrolles, de Marignane, d'Aix-en-Provence et de
Marseille qui, hier, ont été confrontés à deux reprises à des situations d'une
extrême violence. Ces événements tragiques nous rappellent la difficulté du
métier de policier, ainsi que le dévouement de ces hommes et de ces femmes qui,
quotidiennement, oeuvrent pour notre sécurité. Malheureusement, dans la nuit
de samedi à dimanche, au cours d'une opération d'interpellation de personnes
venant de cambrioler successivement trois magasins, un fonctionnaire de la BAC
d'Aix-en-Provence a été touché à la tête par une balle provenant d'une rafale
tirée par l'un des agresseurs, qui se tenait à distance. Ce policier est
toujours dans un état grave, et son pronostic vital et fonctionnel reste engagé.
Le Gouvernement forme des voeux très fervents pour son rétablissement, et assure
sa famille de tout son soutien. Bien sûr, la police judiciaire de Marseille,
saisie par la justice pour enquêter, fera l'impossible pour retrouver les
agresseurs. L'un d'eux, tué d'une balle tirée par l'un de ses complices, a été
identifié. Il s'agit d'une personne au passé chargé, dont l'identification
devrait permettre de faciliter la découverte des autres agresseurs.
(Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
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