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Texte de la REPONSE :
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PROLONGEMENT DU RER EOLE JUSQU'À LA DÉFENSE M. le président. La parole est à M. Jacques
Kossowski, pour exposer sa question, n° 515, relative au prolongement du RER
Eole jusqu'à La Défense. M. Jacques Kossowski. Monsieur le
secrétaire d'État chargé de l'aménagement du territoire, le 25 juillet 2006,
l'État, par la voix de deux de ses ministres, Nicolas Sarkozy et Dominique
Perben, lançait un ambitieux plan de renouveau pour le quartier de La
Défense. À la suite de ce lancement, l'ensemble des acteurs locaux tels que
l'EPAD, l'EPASA, le conseil général des Hauts-de-Seine et les différentes
communes, comme Courbevoie ou Puteaux, ont créé une importante synergie de leurs
moyens visant à renforcer l'attractivité de ce territoire économique majeur pour
l'Île-de-France et, plus largement, pour notre pays. Il convient de rappeler
que ce site dispose d'atouts conséquents comme la présence de quelque 1 500
sièges sociaux, de 3 millions de mètres carrés de bureaux, de 600 000 mètres
carrés de logements et de 200 000 mètres carrés de commerces. Par ailleurs,
est prévue, dans les prochaines années, la construction de 300 000 mètres carrés
de bureaux neufs, avec notamment de nouvelles tours, dont la prestigieuse tour
Phare. En termes humains, La Défense, c'est aussi 20 000 habitants, quelque
150 000 salariés et 300 000 visiteurs par an. D'ici à 2015, 3 400 habitants et
38 000 emplois supplémentaires seront basés sur le territoire de l'EPAD et sa
périphérie. Or, dans ce contexte d'expansion, l'accès à La Défense par les
transports publics actuels connaît une véritable asphyxie. En effet, 450 000
voyageurs en provenance de Paris et de l'ouest parisien transitent chaque jour
par ce pôle multimodal. Les lignes A du RER et 1 du métro sont ainsi saturées,
rendant très difficiles les conditions de transport des salariés et des
visiteurs. De plus, la liaison avec les principaux points d'accès à
l'international est proprement indigne du premier quartier d'affaires européen.
Une solution existe, mais il faut désormais une volonté politique forte pour
la mettre en oeuvre. L'extension ouest de la ligne E du RER - le réseau Eole -
permettrait de fluidifier la ligne RER A, notamment sur le périmètre
Défense-Chatelet, en assurant une liaison directe avec le pôle Europe Gare du
Nord-Gare de l'Est-hub Charles-de-Gaulle, tout en prolongeant l'axe historique
est-ouest vers le Mantois. Eole peut ainsi résoudre les problèmes de capacité
et de sécurité de fonctionnement. Sans l'allongement de ce réseau, la
modernisation en cours du quartier de La Défense devient anachronique. Comment,
sans des infrastructures de transport performantes, est-il possible d'imaginer
poursuivre le développement et accroître l'influence de La Défense ?
Attractivité doit rimer avec accessibilité. Avec le soutien de quatorze
grands chefs d'entreprises internationales et de l'Association des utilisateurs
de La Défense, AUDE, je souhaite, monsieur le secrétaire d'État, que l'État
prenne rapidement la décision de lancer le projet d'extension Eole. Ce
lancement s'avérerait cohérent en termes d'aménagement du territoire, car il
permettrait d'achever les travaux à peu prés en même temps que la fin du
programme de rénovation de La Défense. De plus, un tel projet pourrait, me
semble-t-il, s'inscrire dans la logique défendue en cette période de crise par
le Président de la République, qui consiste à investir dans la réalisation
d'infrastructures publiques, notamment en matière de transport. M. le
président. La parole est à M. Hubert Falco, secrétaire d'État chargé de
l'aménagement du territoire. M. Hubert Falco, secrétaire
d'État chargé de l'aménagement du territoire. Monsieur le député, la
vitalité économique du quartier d'affaires de La Défense et son développement en
un véritable pôle de rang mondial constituent un levier important pour assurer
le développement économique de la région capitale, pour lequel l'État a engagé,
comme vous le savez, une mission particulière, confiée à mon collègue et ami
Christian Blanc. Dans cet objectif, vous avez raison, monsieur le député, il
faut sécuriser l'accessibilité de ce quartier. Concernant les difficultés
rencontrées par les usagers sur le RER A, le plan de modernisation du matériel
et de l'exploitation, engagé par la RATP et soutenu par l'État, doit permettre
d'augmenter sensiblement l'offre de trains, et donc de fiabiliser le service.
Cependant, pour lutter contre la saturation de cet axe, il faut aussi permettre
un élargissement du bassin d'attraction de La Défense en facilitant l'accès
depuis le nord et le sud. Le projet de prolongement d'Eole vers La Défense,
dont les études préliminaires ont débuté il y a un an sous l'égide du STIF,
n'est qu'une solution partielle à la désaturation de la ligne A : entre 3 000 et
5 000 passagers en heure de pointe. Nous estimons que La Défense, mais aussi les
autres grands pôles économiques de la région, doivent être puissamment
desservis. C'est la raison pour laquelle le tracé d'un nouveau réseau de
transport, rapide et à haute capacité, est actuellement étudié au plan technique
et financier par le secrétariat d'État chargé du développement de la région
capitale. L'objectif de ce réseau est double : désaturer les trafics transitant
par le coeur de Paris et permettre le développement économique de la région
capitale. Le réseau permettra, entre autres, de relier directement La Défense à
l'aéroport Charles-de-Gaulle. Le principe de ce dispositif sera arrêté par le
Gouvernement dans les toutes prochaines semaines. M. le
président. La parole est à M. Jacques Kossowski. M. Jacques
Kossowski. Monsieur le secrétaire d'État, La Défense, comme je l'ai
dit, c'est beaucoup de salariés et d'entreprises. Et vous savez très bien que
dans les dix ans qui viennent, ce quartier accueillera encore de nouvelles
entreprises. Pour que le prolongement d'Eole devienne effectif, il faut environ
dix ans, le temps d'être sûr de trouver le financement et de mener à bien toutes
les études nécessaires. Or, depuis x années, on repousse sans cesse ce projet à
plus tard. S'il doit en être ainsi que le Président de la République ou le
secrétaire d'État nous dise d'arrêter le renouveau de La Défense ! Ce n'est
pas la peine de faire venir des présidents étrangers, d'avoir beaucoup de
maîtres d'ouvrage, si c'est pour dire : " Après tout, nous verrons bien ". Il
faut une décision très rapide, que l'on ne peut pas repousser à plus tard.
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