Texte de la REPONSE :
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Le Gouvernement a souhaité prolonger son effort de solidarité en accordant depuis 2007 une aide exceptionnelle de fin d'année, dite « prime de Noël », aux allocataires du revenu minimum d'insertion (RMI), devenu le revenu de solidarité active (RSA). Cette aide, à la charge de l'État, et versée par l'organisme débiteur de l'allocation de RSA, a été reconduite en 2009 et versée en décembre aux titulaires du RSA et aux chômeurs en fin de droits qui perçoivent l'allocation spécifique de solidarité (ASS) ou l'allocation équivalent retraite (AER). Pour la première fois, elle concernera aussi les mères isolées avec enfants. Son montant, égal à 152,45 pour une personne seule, est majoré de 50% lorsque le foyer se compose de deux personnes et de 30% pour chaque personne supplémentaire présente dans le foyer, à condition que ces personnes soient un conjoint, un partenaire lié par un pacte civil de solidarité, un concubin ou à la charge de l'intéressé. Depuis 2008, le montant de la prime a été porté à 220 pour une personne isolée sans enfant. La prime de Noël est destinée en priorité aux ménages disposant des revenus les plus faibles. Dès lors, il n'est pas envisagé de l'étendre aux allocataires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), prestation qui garantit à son bénéficiaire un revenu minimum plus élevé que le RSA. En effet, depuis le 1er avril 2010, le montant de l'AAH a été revalorisé de 2,2%, il s'élève à 696,63 par mois. La prochaine augmentation aura lieu le 1er septembre 2010 portera son montant à 711,95 .
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