Texte de la REPONSE :
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Le positionnement actuel de la Turquie, qui entend jouer un rôle diplomatique actif et défendre ses intérêts nationaux, n'a pas de lien direct avec la relation UE/Turquie, alors que les plus hautes autorités turques viennent de rappeler récemment que l'adhésion à l'UE restait pour elles un objectif stratégique. Comme l'a indiqué très clairement et à plusieurs reprises le Président de la République, la France souhaite entretenir et enrichir sa relation bilatérale ancienne avec la Turquie. Elle entretient ainsi avec ce pays un dialogue étroit et régulier, à tous les niveaux, sur les questions de politique étrangère, y compris en ce qui concerne le traitement du dossier nucléaire iranien. La France est, par ailleurs, favorable au lien le plus fort entre la Turquie et l'Europe mais non à son adhésion à l'UE. Cette position n'a pas varié. Dans ce cadre, l'intérêt bien compris de la Turquie, comme de l'Europe, est que le mouvement de rapprochement des normes turques vers les normes européennes se poursuive. Concrètement, cela signifie que la France est favorable à l'ouverture de nouveaux chapitres dans la négociation en cours, dès lors qu'ils sont compatibles avec sa vision du résultat final de la négociation.
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