Texte de la REPONSE :
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L'attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes a été attirée sur la position de la France sur la situation politique au Sri Lanka. Celle-ci est en effet préoccupante. Depuis plusieurs mois, les affrontements ont repris entre l'armée gouvernementale et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Un attentat meurtrier a récemment frappé la capitale Colombo. La mission norvégienne de suivi du cessez-le-feu a publiquement exprimé ses craintes quant à une augmentation très alarmante du nombre de civils tués. La situation des droits de l'homme dans l'île reste également inquiétante. Récemment, M. Nowak, rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et Mme Louise Harbour, rapporteur spécial sur les droits de l'homme, ont pu effectuer une visite au Sri Lanka, mais la commission d'enquête sur les cas les plus graves de violations des droits de l'homme, mise en place par le gouvernement sri-lankais, n'a pas donné les résultats que l'on pouvait espérer. La France, comme ses partenaires européens, exprime régulièrement aux autorités sri lankaises sa vive préoccupation devant cette situation. Parallèlement, la France, comme ses partenaires européens, continue d'exhorter les deux parties à cesser la violence et à renouer le dialogue. En effet, seule une solution politique obtenue par la négociation permettra de trouver une issue acceptable pour l'ensemble des communautés du Sri-Lanka et de mettre un terme au conflit. Le ministère des affaires étrangères et européennes l'a très clairement rappelé à son homologue sri-lankais lors de la visite en France de celui-ci, en septembre.
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