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Texte de la QUESTION :
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Mme Catherine Quéré attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la nécessité d'un deuxième hélicoptère "blanc" en Poitou-Charentes notamment pour les territoires sud et est de la Charente-Maritime. Par exemple, la prise en charge des malades atteints d'un infarctus ne doit pas excéder 90 minutes, transports compris. Ces malades doivent bénéficier d'une coronarographie et si besoin d'une dilatation et de la pose d'un stent. D'une part, l'hôpital de Saintes, centre de référence, est dépourvu du plateau technique pouvant assurer ces interventions et d'autre part le SMUR de Saintes est le seul à pouvoir assurer le transport secondaire. Ainsi les SMUR de Jonzac, Royan et Saint-Jean-d'Angely sont dans l'incapacité d'assurer ces transports secondaires vers les centres de référence équipés. Un autre facteur aggrave la situation de ces territoires. Jusqu'à présent, le CHU de Bordeaux acceptait les patients du Sud-Poitou, ce qui n'est largement plus le cas pour des raisons comptables et non humaines. Ce mauvais maillage du territoire, ajouté à l'organisation parfois aberrante en fonction des "frontières régionales" ne permettent pas l'égal accès aux soins de la population, comme nous pourrions être en droit de l'exiger. Pour ces raisons, elle lui demande de reconsidérer l'achat d'un deuxième hélicoptère blanc dans le cadre du 3e SROS, attaché aux territoires sud et est de la Charente-Maritime.
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Texte de la REPONSE :
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ACHAT D'UN HÉLICOPTÈRE " BLANC " EN POITOU-CHARENTES Mme la présidente. La parole est à Mme
Catherine Quéré, pour exposer sa question, n° 973. Mme Catherine
Quéré. Je souhaite aborder ce matin la question de l'achat d'un
deuxième hélicoptère " blanc " dans la région Poitou-Charentes, qui serait
rattaché plus particulièrement au secteur sud et est de la
Charente-Maritime. Le Gouvernement a déjà été interrogé à ce propos mais la
réponse de M. Bockel n'est pas satisfaisante pour nous, notamment parce qu'il
n'a pas pris en compte dans son argumentation la différence que l'on doit faire
entre un transport dit primaire et un transport dit secondaire. Par exemple, la
prise en charge des malades atteints d'un infarctus ne doit pas excéder 90
minutes, transports compris. Ces malades doivent bénéficier d'une
coronarographie et, si besoin, d'une dilatation et de la pose d'un stent. D'une
part, l'hôpital de Saintes, centre de référence, est dépourvu du plateau
technique pouvant assurer ces interventions et, d'autre part, le SMUR de Saintes
est le seul à pouvoir assurer le transport secondaire. Ainsi, les SMUR de
Jonzac, Royan et Saint-Jean-d'Angély sont dans l'incapacité d'assurer ces
transports secondaires vers les centres de référence équipés. Un autre
facteur aggrave la situation de ces territoires. Jusqu'à présent, le CHU de
Bordeaux acceptait les patients du sud-Poitou, ce qui n'est largement plus le
cas pour des raisons comptables et non humaines. Ce mauvais maillage du
territoire, ajouté à l'organisation parfois aberrante en fonction des "
frontières régionales " ne permet pas l'égal accès aux soins de la population,
comme nous pourrions être en droit de l'exiger. Pour ces raisons, il me
semble important de reconsidérer l'achat d'un deuxième hélicoptère " blanc "
dans le cadre du troisième SROS, attaché aux territoires sud et est de la
Charente-Maritime, qui permettrait d'assurer les transports secondaires. Le
facteur temps est crucial dans un certain nombre de pathologies. Le risque de
décès peut être diminué de 18 % selon certaines études. Nous ne pouvons refuser
cela à nos concitoyens. Mme la présidente. La parole est à
Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'écologie. Mme
Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'écologie. Madame
la députée, vous avez interrogé Roselyne Bachelot-Narquin sur la situation des
transports interhospitaliers de patients et sur la mise en place d'un deuxième
hélicoptère " blanc " dans le secteur Charente-Maritime sud et
est. L'organisation de l'offre de soins hospitaliers en Charente-Maritime est
aujourd'hui en capacité de répondre aux besoins de sa population, notamment dans
le cadre de l'urgence. Le secteur Charente-Maritime sud et est est regroupé
autour du centre hospitalier de Saintes. Si ce centre hospitalier ne dispose pas
de coronarographie, il est doté d'une unité de soins intensifs de cardiologie,
qui correspond à la réglementation en vigueur pour la prise en charge des
patients atteints d'un infarctus. Les personnes victimes d'un accident
vasculaire cérébral y sont aussi prises en charge, ce centre hospitalier étant
en capacité de soigner les AVC grâce à la présence de deux praticiens
hospitaliers neurologues. Pour compléter cette offre de soins, il existe deux
plateaux techniques proches : le centre hospitalier universitaire de Poitiers et
le centre hospitalier de La Rochelle, qui disposent tous les deux d'une unité
neuro-vasculaire. Les centres équipés d'une coronarographie et d'un service
d'angioplastie sont les centres hospitaliers d'Angoulême, de Niort et de La
Rochelle, ainsi que le centre hospitalier universitaire de Poitiers. Tous ces
établissements sont accessibles par la route depuis le sud de la
Charente-Maritime, notamment le centre hospitalier de Niort, qui est à une
demi-heure de Saintes par l'autoroute. Afin de créer une offre de transport
héliporté, l'agence régionale de l'hospitalisation de Poitou-Charentes a choisi
en 2002 qu'un hélicoptère soit implanté au CHU de Poitiers. Il convient
d'avoir à l'esprit que la distance kilométrique et temporelle entre les hôpitaux
de Saintes et de La Rochelle est globalement compatible avec un transport
terrestre, grâce notamment à l'existence de l'autoroute et d'une route à quatre
voies. En revanche, la liaison entre les centres hospitaliers de Saintes et
de Poitiers pourrait, en grande partie, et pour les prises en charge médicales
qui l'exigent, être effectuée par hélicoptère. Roselyne Bachelot-Narquin est
donc tout à fait favorable à ce qu'une réflexion soit menée sur une nouvelle
organisation des transports sanitaires héliportés sur ce
territoire. Concernant la mise en place d'un deuxième moyen de transport
héliporté sur le territoire de Charente-Maritime, sud et est, ce sujet a fait
l'objet d'une concertation avec l'ensemble des urgentistes de la
région. L'agence régionale de l'hospitalisation de Poitou-Charentes a
demandé, l'an passé, que l'ensemble des services d'accueil mobile d'urgence et
des urgentistes du territoire de Charente-Maritime sud et est fournissent une
étude détaillée qui justifierait le besoin d'une nouvelle organisation de
transport héliporté ou démontrerait l'efficience d'un hélicoptère
supplémentaire. Par ailleurs, un audit a été diligenté par l'ARH de
Poitou-Charentes relatif à l'organisation et au fonctionnement des services
mobiles d'urgence et de réanimation, les SMUR. L'ARH sera en mesure de
restituer les conclusions de cet audit au cours du mois de mars, auprès des
responsables concernés et, grâce aux propositions issues des concertations des
urgentistes, de répondre à la question de l'opportunité ou non d'un second
hélicoptère. Mme la présidente. La parole est à Mme
Catherine Quéré. Mme Catherine Quéré. Je vous remercie pour
cette réponse. Il me semble constater une avancée par rapport à la dernière
fois, lorsque j'avais posé cette question à Mme Bachelot-Narquin. J'espère
que l'étude prendra en compte le fait que, chaque été, Royan voit arriver 200
000 touristes.
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