14ème législature

Question N° 23986
de M. François Cornut-Gentille (Union pour un Mouvement Populaire - Haute-Marne )
Question écrite
Ministère interrogé > Défense
Ministère attributaire > Défense

Rubrique > défense

Titre > armée

Analyse > opérations extérieures. matériels. adaptations.

Question publiée au JO le : 16/04/2013 page : 4041
Réponse publiée au JO le : 04/06/2013 page : 5825

Texte de la question

M. François Cornut-Gentille interroge M. le ministre de la défense sur les opérations militaires menées actuellement par les forces françaises au Mali. L'intervention des forces françaises au Mali confronte les unités à un territoire vaste, aride et éloigné des mers. Ces caractéristiques sont de véritables défis pour le soutien des forces, et en particulier pour les fournir en eau. Aussi, il lui demande de préciser les moyens et procédures adoptées pour fournir en eau les troupes engagées sur le théâtre d'opération malien.

Texte de la réponse

Les premiers militaires envoyés au Mali dans le cadre de l'opération SERVAL ont été dotés d'une autonomie en eau de 10 jours (60 à 100 litres d'eau en bouteilles par combattant perçus auprès des groupements de soutien des bases de défense ou en zone de ravitaillement et d'accueil). Afin de simplifier et de réduire le coût de la logistique, la direction centrale du service du commissariat des armées a très rapidement souhaité mettre en place un soutien local permettant d'assurer une grande partie de la dotation initiale des militaires arrivant sur le théâtre d'opérations (7 jours d'autonomie sur les 10 requis), de compléter régulièrement le stock des troupes et de constituer une réserve de sécurité, tout en préservant la couverture des besoins de la population. Au titre de contrats conclus avec des fournisseurs principalement implantés en Côte d'Ivoire, 50 000 litres d'eau ont ainsi été acheminés tous les deux jours à Bamako, dès le 31 janvier 2013, et 36 000 litres tous les deux jours à Gao, à compter du 14 février dernier, après la constitution d'un stock initial de 72 000 litres le 8 février. Une réserve de 30 000 à 50 000 litres d'eau a en outre été constituée auprès de négociants locaux à Niamey, au Niger, dès le 23 janvier 2013. Le rythme des livraisons et des stocks à constituer est aujourd'hui appelé à varier en fonction de l'évolution des effectifs et de la nature des opérations conduites sur le territoire malien.