15ème législature

Question N° 1148
de Mme Marietta Karamanli (Socialistes et apparentés - Sarthe )
Question orale sans débat
Ministère interrogé > Éducation nationale, jeunesse et sports
Ministère attributaire > Éducation nationale, jeunesse et sports

Rubrique > enseignement

Titre > Protocole sanitaire écoles et EPLE

Question publiée au JO le : 17/11/2020

Texte de la question

Mme Marietta Karamanli attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur le respect du protocole sanitaire lors de la restauration scolaire des élèves. Si le protocole est globalement bien respecté dans les écoles et établissement publics locaux d'enseignement (collèges et lycées) et donc lors des temps purement éducatifs, et ce, compte tenu des conditions matérielles existantes, il n'en est pas de même au moment de la restauration. Dans plusieurs établissements de la Sarthe, les parents mais aussi les élèves, collégiens et lycéens se plaignent, de l'impossibilité matérielle de respecter les consignes et notamment la distanciation physique qui les amène à côtoyer de trop près leurs condisciples lorsqu'ils ne portent pas de masques. Le protocole revu prévoit que les élèves d'un même groupe (classe, groupes de classe ou niveau) déjeunent ensemble et, dans la mesure du possible, toujours à la même table. Une distance d'au moins un mètre est respectée entre les groupes. Les tables du réfectoire sont nettoyées et désinfectées après chaque service. Plusieurs cas ont été signalés à Mme la députée où les cas contacts après qu'un élève ait été testé positif sont les camarades assis à leurs côtés à la cantine ; de plus les tables sont en fait collées les unes aux autres. En effet, les locaux sont souvent trop étroits et même la répartition en plusieurs services ne permet pas de respecter les règles élémentaires fixées. Si l'établissement a 500 élèves et seulement une centaine de places au restaurant, il ne peut organiser cinq services de suite ou s'il le peut, il le fait sans pouvoir se conformer aux règles. Cette situation pose deux questions. La première est de savoir s'il est possible de trouver des solutions de type séparation légère provisoire entre élèves pour les situations les plus mauvaises ce qui suppose, il est vrai, de les identifier en partant des constats de terrain. La deuxième est de savoir s'il y a une discussion au niveau national pour, en concertation avec les collectivités locales compétentes pour les locaux, réaliser leur adaptation alors que les périodes de crise sanitaire risquent de se renouveler nécessitant une attitude préventive et un travail de fond qui n'a pas toujours été fait jusque-là. Elle le remercie de sa réponse, celle de l'État, la réponse d'ensemble demandant l'engagement des collectivités compétentes sur les situations identifiées comme étant les plus critiques.

Texte de la réponse