15ème législature

Question N° 26933
de M. Éric Pauget (Les Républicains - Alpes-Maritimes )
Question écrite
Ministère interrogé > Solidarités et santé
Ministère attributaire > Solidarités et santé

Rubrique > maladies

Titre > Endométriose : vers un dépistage efficace et

Question publiée au JO le : 25/02/2020 page : 1396
Date de changement d'attribution: 07/07/2020

Texte de la question

M. Éric Pauget appelle l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l'impérieuse nécessité de mener une politique de sensibilisation et de prévention de l'endométriose. Il lui rappelle tout d'abord que cette pathologie chronique qui touche en France une femme sur dix en capacité de procréer, menace gravement leur fertilité. Elle se développe chez des patientes d'âge variable et son dépistage intervient sur la base du volontariat. En conséquence, cela rend, de fait, son diagnostic d'autant plus difficile. Enfin, à ce jour, il n'existe pas de technique totalement fiable permettant de dépister l'endométriose et les protocoles existants comme l'échographie pelvienne accompagnée d'une IRM, ne permettent pas toujours de détecter cette affection. Le recours à la chirurgie reste le seul traitement permettant, en aval, l'élimination des lésions constatées et associées à cette maladie. Aussi, il serait pertinent de conduire une campagne de prévention sur le modèle de celle consacrée à la lutte contre le papillomavirus dans les années 1990, imposant un diagnostic préventif obligatoire chez les jeunes femmes âgées de 16 à 18 ans. Elle sensibiliserait efficacement les jeunes femmes au risque de développer cette pathologie et leur éviterait potentiellement de connaître le drame de l'infertilité et de compromettre leur projet familial. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend, d'une part, mettre en œuvre une véritable politique de sensibilisation et de prévention des risques auprès des jeunes adolescentes concernant l'endométriose et d'autre part, accompagner financièrement son diagnostic obligatoire chez les 16-18 ans et prendre en charge le remboursement des contraceptifs permettant de limiter sa propagation.

Texte de la réponse