FICHE QUESTION
9ème législature
Question N° : 1399  de  M.   Boucheron Jean-Michel ( Socialiste - Charente ) QE
Ministère interrogé :  intérieur
Ministère attributaire :  intérieur
Question publiée au JO le :  08/08/1988  page :  2311
Réponse publiée au JO le :  26/06/1989  page :  2943
Rubrique :  Fonction publique territoriale
Tête d'analyse :  Remunerations
Analyse :  Secretaires generaux adjoints de mairie. remunerations. prime de responsabilite. creation
Texte de la QUESTION : M Jean-Michel Boucheron (Charente) attire l'attention de M le ministre de l'interieur sur la publication du decret no 88-631 du 6 mai 1988 (JO du 8 mai 1988, p 6653) qui prevoit, en son article 1er, que les directeurs generaux des services des regions ou des departements, ainsi que les secretaires generaux des communes de plus de 5 000 habitants, vont pouvoir percevoir une prime de responsabilite correspondant a 15 p 100 au maximum du traitement soumis a retenue pour pension, ce qui en soi est positif. Le Syndicat national des secretaires generaux des villes de France craint que les secretaires generaux adjoints des villes et les directeurs adjoints des etablissements publics ne puissent percevoir cette prime de responsabilite. Cela parait anormal compte tenu des responsabilites importantes exercees par ces agents qui, dans les grosses communes, peuvent encadrer des centaines de personnes. Ce texte est surprenant car, de plus en plus, les agents des services techniques beneficient de primes de technicite, la jurisprudence venant, il y a quelques mois, d'etendre celle-ci aux surveillants de travaux et aux contremaitres. En consequence, il lui demande s'il envisage de revoir ce texte qui renforce les ecarts entre les « techniciens » et les « administratifs » a qui l'on demande d'etre de plus en plus performants dans le cadre de la decentralisation.
Texte de la REPONSE : Reponse. - Les dispositions du decret no 88-631 du 6 mai 1988 instituant une prime de responsabilite repondent a l'objectif d'accorder un avantage de remuneration a ceux des detenteurs d'un emploi fonctionnel qui se trouvent places a la tete de l'administration d'une collectivite territoriale ou d'un etablissement public local. L'extension de cet avantage a d'autres categories d'agents ne manquerait pas de poser le probleme de l'ajustement correlatif de la remuneration des fonctionnaires de l'Etat exercant des fonctions de niveau comparable. La necessite de limiter le montant des prelevements obligatoires conduit donc a ne pas envisager la mesure evoquee par l'honorable parlementaire.
SOC 9 REP_PUB Poitou-Charentes O