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Texte de la QUESTION :
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M. Andre Gerin attire l'attention de M. le ministre de l'education nationale, de l'enseignement superieur et de la recherche sur les consequences de la suppression de la franchise postale depuis le 1er janvier 1996 pour les etablissements scolaires. Le syndicat general de l'education nationale exprime ses inquietudes concernant deux problemes principaux. Les services deconcentres ne beneficieront pas en 1996 du transfert de credits permettant de repondre aux depenses d'affranchissement. Cette situation est aggravee par la derniere loi de finances qui a vu diminuer les credits de fonctionnement general pour les rectorats et inspections academiques. De plus les collectivites territoriales devront desormais supporter les frais d'affranchissement pour le compte des etablissements scolaires a la place de l'Etat. Il lui demande quelles mesures il entend prendre afin de ne pas mettre en cause le fonctionnement des services et etablissements de l'education nationale, d'une part, et celui des collectivites territoriales, d'autre part, en accroissant leurs charges d'affranchissement et donc leurs difficultes pour assumer leurs missions respectives.
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Texte de la REPONSE :
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A l'occasion de la reforme des PTT de 1990, La Poste a ete erigee en etablissement public autonome. En meme temps, le principe a ete pose de supprimer les franchises dont beneficiaient les services de l'Etat. Les decrets d'application qui ont ete pris la meme annee prevoyaient une periode de transition de cinq ans. Aussi, le Gouvernement a-t-il commandite, au cours de l'annee 1995, une mission conjointe de l'inspection generale des finances et de l'inspection generale des postes et telecommunications pour evaluer les depenses nouvelles qu'occasionnerait la suppression de la franchise. Sur la base de cette evaluation, le Gouvernement a propose d'inscrire en loi de finances pour 1996 une compensation faisant suite a la suppression de la franchise postale. Pour les communes, le montant initial de la compensation etait, au vu des conclusions de la mission, de 67 millions de francs. Au cours de la procedure d'adoption de la loi de finances par le Parlement, un abondement de 30 millions de francs a porte a 97 millions de francs le montant total de la compensation versee par l'Etat aux communes. Cette compensation prend en compte l'ensemble des attributions exercees par les maires au titre de leur fonction de representants de l'Etat. S'agissant des ecoles, qui sont rattachees aux communes, un debat s'est engage sur la nature des courriers dont l'affranchissement, dorenavant pris en charge par les collectivites, etait couvert par la compensation. Certains intervenants estiment que la compensation prevue en loi de finances pour 1996 n'etait pas destinee a compenser le cout d'affranchissement des courriers administratifs que les ecoles envoient aux inspections academiques, aux rectorats, ou a l'administration centrale. Le Gouvernement reconnait le bien-fonde de cette demande. C'est pourquoi il a ete decide d'augmenter le montant de la compensation accordee aux communes. Celles-ci sera repartie entre les communes au prorota de la population dans le cadre de la dotation globale de fonctionnement. A la demande des ministeres concernes, un comptage precis vient d'etre realise par Dynapost, une filiale de La Poste. Il en ressort que la charge resultant, pour les communes, de la suppression de la franchise postale pour les courriers que les ecoles, publiques ou privees, adressent aux services du ministere de l'education nationale, est evaluee a 22 millions de francs. Cette charge particuliere sera compensee, au cours de l'annee 1996, par un abondement supplementaire de 22 millions de francs de la dotation globale de fonctionnement versee aux communes.
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