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Texte de la REPONSE :
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La situation provoquée par l'insuffisance actuelle du nombre de médecins anesthésistes-réanimateurs fait l'objet d'une attention particulière de la ministre de l'emploi et de la solidarité. L'effectif des anesthésistes-réanimateurs est passé, entre 1990 et 1998, de 7006 à 8337. L'importance des contraintes et des responsabilités liées à l'exercice de la spécialité fait que les étudiants ayant passé le concours de l'internat hésitent à se diriger vers une inscription définitive au diplôme d'études spécialisées d'anesthésiologie-réanimation chirurgicale. Une première série de mesures a été prise afin de remédier de façon plus générale aux déficits d'inscriptions constatés dans certaines spécialités. Ainsi, une circulaire DGS/DESUP/n° 97/415/PS2 du 30 mai 1997 relative à l'orientation des internes lors de leur inscription aux diplômes d'études spécialisées de médecine a recommandé aux services déconcentrés du ministère que les commissions de subdivisions, prévues à l'article 68 du décret du 7 avril 1988 modifié relatif à l'organisation du troisième cycle des études médicales, chargée notamment de donner un avis au préfet pour sélectionner la liste des services agréés pour la formation pratique de troisième cycle et la répartition des postes d'internes, jusqu'alors sous-utilisées, deviennent un instrument plus efficace. Ces commissions ont été appelées à sélectionner de façon plus rigoureuse les postes offerts aux choix des internes en tenant compte de la situation démographique constatée dans la région pour chaque discipline d'exercice. Cette circulaire a indiqué que l'anesthésiologie-réanimation chirurgicale faisait partie des spécialités qu'il convenait d'encourager. Une seconde circulaire DGS/DES/n° 98/282 du 7 mai 1998 relative à l'orientation des internes lors de leur inscription aux diplômes d'études spécialisées de médecine a de nouveau insisté sur cette nécessité, en imposant même aux services déconcentrés d'augmenter de 10 % le nombre de stages offerts en particulier en anesthésiologie-réanimation chirurgicale. Parallèlement, un groupe de travail a été constitué, présidé par le professeur Nicolas, afin de formuler des propositions en vue d'une meilleure adéquation entre les besoins hospitaliers et les effectifs en anesthésie, obstétrique, psychiatrie et radiologie. Les actions proposées dans le rapport de ce groupe, en particulier la possilibilité de définir plus finement les spécialités au moment du choix des internes, ont été soumises à la concertation. A l'issue de celle-ci, le décret du 7 avril 1988 a été modifié afin de créer notamment une filière autonome d'anesthésiologie-réanimation chirurgicale. Le nombre de postes au concours de l'internat en médecine pour l'année universitaire 1999-2000 a été fixé, au titre de cette nouvelle filière, à 182 postes sur 1 843, ce qui constitue une progression significative. Pour les années à venir, l'effort de recrutement de ces futurs spécialistes sera évidemment maintenu.
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