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Texte de la QUESTION :
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M. Philippe Chaulet souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur la situation de Météo-France en Guadeloupe, établissement public placé sous sa tutelle, dont la mission est d'assurer la sécurité des biens et des personnes par un dispositif de prévision des risques cycloniques, basé sur un réseau d'observations. L'aléa climatique figure parmi les particularités de notre région archipélagique. En effet, ces dernières années ont été émaillées de cyclones qui ont d'ailleurs infléchi, pour certains, la courbe de notre développement économique et social. Il voudrait donc connaître les moyens budgétaires, financiers et structurels, consacrés à l'optimisation de cette mission pour l'archipel de la Guadeloupe qui demeure à ce jour la région de France la plus exposée au risque cyclonique.
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Texte de la REPONSE :
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Comme le souligne l'honorable parlementaire, la Guadeloupe est particulièrement exposée au risque cyclonique, 10 ouragans étant passés à proximité immédiate depuis 1950, dont Hugo, Luis, Marilyn et Georges ces dernières années. Météo-France joue un rôle essentiel, en assurant les attributions de l'Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens. Cet établissement public exerce les missions de sa responsabilité en Guadeloupe dans un cadre de coopération régionale affirmé, avec l'appui technique de la direction interrégionale Antilles-Guyane installée à la Martinique, et de ses services centraux métropolitains. Les métérologistes de la Guadeloupe disposent d'un réseau d'observation rationnel bien équipé et adapté aux différentes échelles de travail. Le centre du Raizet réalise des mesures en altitude de jour comme de nuit, complétées par 9 stations réparties dans l'archipel et interrogées toutes les 3 heures ainsi que 75 postes climatologiques. S'y ajoutent les informations de deux bouées ancrées en 1999 au large des Antilles et un point de mesure de la houte à la Désirade. De plus, toutes les informations des satellites intéressant la région sont disponibles, ainsi que celles du radar du Moule installé en 1995, qui permettent d'analyser les zones de précipitations dans un rayon de 400 km. Ces dernières données vont bientôt être intégrées aux autres radars des Caraïbes, sur Internet, dans le cadre d'un projet de coopération régionale où la Guadeloupe joue un rôle pilote. Le centre du Raizet reçoit les modèles de prévision numérique élaborés à la météopole de Toulouse et dans d'autres pays, modèles qui représentent aujourd'hui l'avenir de la prévision cyclonique. Il exploite par ailleurs un modèle spécifique pour prévoir les marées de tempête locales. Météo-France consacre un budget significatif à ses activité en Guadeloupe : 20 millions de francs en investissement répartis sur les cinq années écoulées et un budget de fonctionnement de 2 millions de francs par an. Ces chiffres n'intègrent pas les activités réalisées par le service interrégional et les services centraux au bénéfice de la Guadeloupe. L'effectif de Météo-France en Guadeloupe est actuellement de 39 agents, pour la plupart ingénieurs et techniciens supérieurs de la météorologie. Ces personnels verront bientôt leurs conditions de travail s'améliorer, lorsque l'opération visant à regrouper les activités du Raizet sur un site unique, pour un coût de près de 8 millions de francs, sera réalisée.
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