Texte de la REPONSE :
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L'attention de Mme la secrétaire d'Etat aux droits des femmes et à la formation professionnelle a été attirée sur le chômage des non-diplômés et les mesures qu'elle envisage de mettre en oeuvre pour y porter remède, dans le domaine de la formation professionnelle. En dépit de l'amélioration générale de la situation de l'emploi, l'insertion des jeunes sans qualification professionnelle reste difficile. Or les contrats en apprentissage et les contrats d'insertion en alternance représentent souvent pour ces jeunes une opportunité de qualification permettant une insertion plus aisée dans la vie active. La baisse constatée de la part des jeunes de bas ou de premier niveau de qualification notamment dans les entrées en contrat de qualification a donc conduit le Gouvernement à prendre des mesures d'incitation pour les entreprises. Celles-ci se traduisent par un recentrage de la prime liée à l'embauche d'un jeune en apprentissage (décret n° 98-1310 du 31 décembre 1998) et d'un jeune en contrat de qualification (décret n° 98-909 du 12 octobre 1998) sur les embauches des jeunes n'ayant pas obtenu un diplôme de niveau IV (baccalauréat) ou supérieur. Par ailleurs, pour les jeunes les plus en difficulté, la mission insertion des jeunes de l'éducation nationale a mis en oeuvre le programme « nouvelles chances ». Ce programme vise à offrir aux 57 000 jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans aucune qualification des solutions permettant de limiter l'échec scolaire et un suivi facilitant leur insertion sociale et professionnelle. Enfin, dans le cadre de la loi d'orientation n° 98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions, un parcours individualisé d'accès à l'emploi (TRACE) a été mis en place pour les jeunes de moins de 26 ans. Il consiste en un accompagnement personnalisé et continu d'une durée maximale de dix-huit mois et une mobilisation des aides à l'emploi, des formations et des entreprises pour construire un parcours d'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Plus de 40 000 jeunes sont entrés dans le parcours « TRACE » en 1999, 60 000 jeunes supplémentaires seront concernés en 2000.
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