FICHE QUESTION
12ème législature
Question N° : 32888  de  M.   Gremetz Maxime ( Député-e-s Communistes et Républicains - Somme ) QE
Ministère interrogé :  économie
Ministère attributaire :  économie
Question publiée au JO le :  03/02/2004  page :  786
Réponse publiée au JO le :  01/06/2004  page :  4044
Date de changement d'attribution :  31/03/2004
Rubrique :  ministères et secrétariats d'État
Tête d'analyse :  budget : services extérieurs
Analyse :  douanes. agents. revendications
Texte de la QUESTION : M. Maxime Gremetz interroge M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie au sujet de la remise en cause du droit de grève pour les personnels du service des douanes. Ce projet, refusé par les organisations professionnelles, vise à museler et à réprimer toute forme d'expression contestataire ou contradictoire et met en lumière la volonté ministérielle de faire passer en force les réformes. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir aux personnels des douanes le droit de grève, inscrit dans la Constitution.
Texte de la REPONSE : L'administration des douanes exerce des missions, telles que le contrôle de sûreté sur le lien fixe trans-Manche ou la sécurité des tunnels internationaux, dont l'importance en termes de protection des personnes et des biens et de continuité du service est incontestable. Fondée sur ces deux principes de valeur constitutionnelle, l'instruction ministérielle du 31 décembre 2003 fixant la liste des agents des services des douanes dont la présence est indispensable en cas de grève énumère limitativement les missions qui, en cas d'arrêt de travail, ne sauraient souffrir la moindre défaillance de la douane. Ce faisant, la réglementation contenue dans l'instruction préserve aussi l'équilibre entre l'intérêt général et l'intérêt personnel des douaniers, puisque l'aménagement du droit de grève ne concerne, à l'exception des cadres supérieurs, que les agents de la branche surveillance, et au sein de cette branche uniquement les agents appartenant à des unités affectées aux missions reprises dans l'instruction. En dehors de ce périmètre précisément défini, le droit de grève pourra donc continuer à s'exercer pleinement au sein de la direction générale des douanes et droits indirects. In fine, ce dispositif d'aménagement du droit de grève, à l'élaboration duquel ont d'ailleurs été associés les syndicats douaniers, apparaît donc strictement proportionné aux enjeux sous-tendus par certaines des missions dévolues à la douane.
CR 12 REP_PUB Picardie O