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Texte de la REPONSE :
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À la naissance, l'acquisition de la nationalité autrichienne est régie par le droit du sang. En sont détenteurs, quel que soit leur lieu de naissance, les enfants issus d'un mariage dans lequel l'un des deux parents est autrichien, et les enfants nés hors mariage, si la mère est autrichienne ou si le père autrichien les reconnaît pendant leur minorité. Au cours de la vie, l'acquisition de la nationalité autrichienne suppose plusieurs conditions ; des conditions d'ordre public : ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation à une peine privative de liberté de plus de trois mois, d'une interdiction de séjour ou d'une expulsion, et offrir par son comportement la garantie de ne pas présenter de danger pour l'ordre public, la sécurité, la tranquillité et l'ordre ; des conditions d'autonomie financière : disposer, au cours des trois années précédant la demande, d'un revenu fixe à l'exclusion des indemnités chômage et de l'assistance. Les conditions de naturalisation ont été durcies récemment par une nouvelle loi sur la nationalité, entrée en vigueur le 23 mars 2006. La nationalité est refusée aux étrangers : coupables de certaines infractions (notamment au droit de l'immigration) ; ayant une relation de proximité avec un groupe extrémiste ou terroriste, et pour qui on ne peut exclure une activité terroriste ou extrémiste. Sous certaines conditions relatives à la durée du mariage et à celle du séjour en Autriche (cinq ans de mariage et six ans de séjour légal et régulier à compter du 23 mars 2006), le conjoint étranger d'un citoyen autrichien a droit à la nationalité autrichienne par mariage, sous réserve que le couple mène une vie commune. Le lieu de célébration du mariage est sans effet sur le droit à acquérir la nationalité, mais le mariage doit être conforme au droit autrichien. Les naturalisations sont attribuées par les Länder, conformément à la loi fédérale sur la citoyenneté (Staatsbürgerschaftsgesetz), qui fixe des conditions minimales de durée de résidence et d'intégration, qui sont nécessaires mais pas suffisantes : les étrangers qui les remplissent n'ont pas pour autant de droit à la citoyenneté. La nouvelle loi les a durcies : séjour légal (là où n'était auparavant exigée qu'une résidence ininterrompue) ; délai de séjour légal de droit commun de dix ans ; suppression de certaines dérogations (au profit des étrangers faisant la preuve d'une intégration personnelle et professionnelle durable ou des mineurs) ; durcissement des conditions d'intégration : outre une connaissance de la langue allemande, est désormais exigée une connaissance du pays, vérifiée par un test de dix-huit questions (dont six propres au Land) dans trois domaines : connaissance des fondements de l'ordre démocratique, histoire autrichienne, histoire du Land ; les conditions maximales que peuvent exiger les Länder : les étrangers qui satisfont à ces conditions ont un droit à la citoyenneté (séjour de trente ans pouvant être ramené à quinze si l'étranger fait la preuve d'une intégration personnelle et professionnelle durable). La nouvelle loi facilite l'acquisition de la nationalité pour : les étrangers qui ont possédé la citoyenneté autrichienne pendant une durée ininterrompue d'au moins dix ans et l'ont perdue en acquérant une autre nationalité : ils peuvent désormais recouvrer la citoyenneté autrichienne sans condition de durée de séjour et sans avoir à passer de test de connaissance ; certaines catégories d'étrangers (étrangers ayant accompli, ou dont on peut attendre, des prestations dans les domaines scientifique, économiques artistique ou sportif ; nés en Autriche ; bénéficiaires du droit d'asile ; ressortissants EEE) : un délai unique de six ans ouvre désormais droit à la naturalisation, alors qu'auparavant elle était possible mais non acquise, à partir de quatre ou six ans selon les cas. Un régime spécifique existe pour les professeurs de grandes écoles et universités : un étranger non ressortissant de l'Union européenne acquiert la nationalité du fait de la conclusion d'un contrat de louage de droit public comme professeur d'université ou de grande école avec une université ou une grande école autrichiennes. Son conjoint et ses enfants peuvent alors acquérir la nationalité autrichienne par une déclaration d'appartenance fidèle.
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