Texte de la REPONSE :
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Le plan cancer (dans les mesures 21 à 28) fixe des objectifs ambitieux en matière de dépistage organisé des cancers. L'Institut national du cancer (INCA) a pour mission de promouvoir et de coordonner les programmes de dépistage des cancers en France, qui pourraient permettre à terme de sauver près de 7 000 vies par an. 7 000 décès, c'est sensiblement plus que le nombre de personnes tuées sur les routes de France. La stratégie de l'INCA en matière de dépistage des cancers (augmentation de la participation du dépistage du cancer du sein, généralisation du dépistage du cancer colorectal, promotion du dépistage du cancer du col et du mélanome) repose principalement sur les actions suivantes : construire des outils permettant d'optimiser l'organisation et de favoriser le recueil de données (un système d'information national, extranet, tableaux de bord, ...). Cela permettrait de soulager les acteurs locaux des tâches administratives pour leur permettre de se recentrer sur leur mission première de contact avec la population et de suivi de la prise en charge des personnes dépistées ; lancer des campagnes de communication au niveau national ; améliorer le coût-efficacité des dépistages de cancer ; améliorer la qualité des dépistages et permettre l'accès aux techniques les plus innovantes. Le 17 mars dernier, il a été présenté à l'INCA les premiers résultats scientifiques d'une nouvelle technologie de dépistage précoce des cancers à partir d'échantillons sanguins. Il apparaît ainsi qu'un certain nombre de gènes permettent de distinguer les femmes en bonne santé des femmes présentant un cancer du sein à un stade précoce. Une étude multicentrique concernant 1 000 personnes est en cours. Toutefois, cette nouvelle technologie n'est qu'à une phase expérimentale. Elle doit être évaluée et validée avant de pouvoir prétendre à devenir un test candidat pour le dépistage des cancers du sein.
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