Phares et balises
Question de :
M. Colliard Daniel
- COM
M. Daniel Colliard attire l'attention de M. le ministre de l'equipement, des transports et du tourisme sur la reorganisation, en cours d'etude, du service des phares et balises. En effet, il souligne qu'alors que les differents naufrages, dont le dernier en date est celui d'un petrolier au large des cotes d'Afrique du Sud, montrent la necessite d'un renforcement des moyens de prevention et de securite, ce projet de plan de restructuration conduit au retrait de 2 ou 3 baliseurs en France. Il s'etonne de ces propositions qui ne pourraient etre mises en place qu'au detriment de la qualite du service et de la securite. Il ne peut donc comprendre notamment le retrait ou le transfert d'un baliseur du site havrais avec toutes les consequences imaginables pour l'estuaire. Il pense au contraire qu'il faut renforcer ce service public a disposition des usagers de la mer. C'est pourquoi il lui demande s'il compte intervenir aupres de la direction du service technique afin de conserver et de developper les moyens mis au service de la securite.
Réponse publiée le 17 octobre 1994
Le service des phares et balises, qui concourt directement a la securite maritime, doit maintenir son haut niveau d'efficacite et etre capable de s'adapter a l'evolution des techniques de plus en plus sophistiquees que requiert son activite. Une reflexion sur la reorganisation de ce service a ete entreprise en 1993 et a d'abord donne lieu a un rapport etabli par l'inspecteur general Valls qui a fait le point de l'organisation du service et suggere un certain nombre de propositions. A partir de ce rapport, il a ete entrepris d'approfondir la reflexion, afin de proposer dans les mois a venir une politique adaptee et moderne de gestion de la signalisation maritime francaise. Bien entendu, les problemes specifiques a la flotte de balisage constituent une part importante des travaux. Il convient de rappeler a ce sujet que tous les grands baliseurs, a l'exception de celui base a Marseille, ont entre quarante et soixante ans et qu'il ne serait pas raisonnable de ne pas s'interroger sur leur remplacement. Par ailleurs, l'essentiel de la flotte de balisage en activite a ete concu a l'epoque ou les bouees lumineuses fonctionnaient au gaz, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. La charge d'utilisation des bateaux a, de ce fait, sensiblement diminue. Pour ces raisons, il est temps d'examiner au fonds la bonne adaptation de la flotte aux taches qui sont les siennes, tout en conservant le degre de disponibilite necessaire pour assurer la fiabilite indispensable du balisage.
Auteur : M. Colliard Daniel
Type de question : Question écrite
Rubrique : Transports maritimes
Ministère interrogé : équipement, transports et tourisme
Ministère répondant : équipement, transports et tourisme
Dates :
Question publiée le 11 juillet 1994
Réponse publiée le 17 octobre 1994