Hopitaux universitaires de Strasbourg
Question de :
M. Muller Alfred
- RL
M. Alfred Muller souhaite attirer l'attention de M. le ministre delegue a la sante sur les taux directeurs restructurants appliques aux hopitaux universitaires de Strasbourg. En effet, Strasbourg est un des derniers grands centres hopitaliers francais a entreprendre une restructuration lourde, absolument indispensable, de l'avis meme du ministere de la sante qui vient d'en autoriser le lancement. Or, les hopitaux universitaires de Strasbourg se voient appliquer des « taux directeurs restructurants » qui reduisent pour l'etablissement, a la fois le nombre total d'emplois et le nombre de mensualites de remplacement. Cette mesure a caractere national s'ajoute a Strasbourg a une decision de suppression d'emplois de 279 postes dans la cadre de la mise en oeuvre du plan directeur et en particulier du pole coeur poumon. Il a en effet ete demande a l'etablissement un effort consequent par des economies de fonctionnement liees, certes, a la modernisation, mais dont l'objectif est de contribuer a faciliter le financement de cet investissement. Il faut cependant constater qu'aucune participation de l'Etat a l'investissement sur une ligne nationale du ministere de la sante n'est a ce jour prevue et que tout le financement repose sur l'etablissement et singulierement sur la reduction des frais de personnel, ce qui sera difficile a cumuler avec des taux trop serres d'evolution des depenses, si l'on veut maintenir la qualite des soins et de bonnes conditions de travail. Il souhaiterait que le Gouvernement lui indique si la participation directe du ministere a cet investissement est aujourd'hui envisagee, et enfin et surtout, dans quelle mesure les taux directeurs restructurants pourraient etre modules pour tenir compte des contraintes liees aux projets de modernisation des etablissements.
Réponse publiée le 3 octobre 1994
Par decision, en date du 20 mai 1994, l'autorisation a ete donnee a la direction regionale des affaires sanitaires et sociales de la region Alsace de prendre en charge, sur sa marge regionale, les surcouts lies au plan de financement de la construction du pole coeur-poumon des hopitaux universitaires de Strasbourg, a hauteur de 30 MF entre 1996 et 1999. Pour sa part, le CHU de Strasbourg s'est engage a compenser ses surcouts a hauteur de 52 MF et a mobiliser une partie de sa dotation pour financer la construction du pole coeur-poumon. Ainsi, s'il est avere que l'Etat ne pourra pas attribuer de subvention a cette operation en raison du nombre important des demandes qui lui sont soumises et du volume de credits de subvention dont il dispose, il est inexact de dire que l'Etat ne participe pas au financement de cette operation. En effet, avec les 14 MF deja accordes en 1994 pour le financement de cette operation, la participation de l'Etat a la prise en charge des surcouts du pole coeur-poumon est portee a plus de 45 p. 100. Ce dispositif demontre donc la volonte de l'Etat d'aider les hopitaux universitaires de Strasbourg dans la realisation de ce projet.
Auteur : M. Muller Alfred
Type de question : Question écrite
Rubrique : Hopitaux et cliniques
Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville
Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville
Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 3 octobre 1994