Politique fiscale
Question de :
M. Bouvard Michel
- RPR
M. Michel Bouvard attire l'attention de M. le ministre du budget sur la situation des proprietaires de batiments industriels et entrepots a fin de location dans les zones frontieres. En effet, depuis la mise en oeuvre de l'Acte unique europeen et la disparition des activites de transit, le besoin en demande locative a quasiment disparu. De ce fait, les proprietaires sont confrontes a des charges d'entretien et de maintenance, avec des revenus nuls. Ils doivent de surcroit acquitter les impots locaux dans les memes conditions qu'auparavant, aucune reduction des bases d'imposition n'etant prevue. Il lui demande donc quelles dispositions pourraient etre prises afin de tenir compte de cette situation particuliere creee par l'Etat au travers de la ratification de l'Acte unique europeen.
Réponse publiée le 24 octobre 1994
L'assujettissement a la taxe fonciere, impot reel lie a l'existence d'un bien immobilier, est en principe independant de l'usage qui est fait de celui-ci. Il ne peut etre envisage de reduire son montant en faveur des constructions industrielles destinees a la location qui, pour des raisons economiques, ne trouvent pas preneur. Une telle mesure susciterait de nombreuses demandes reconventionnelles pour des situations tout aussi dignes d'interet. De surcroit, elle se traduirait par une perte de ressources pour les collectivites locales concernees qui ne manqueraient pas, soit de transferer la charge sur les autres contribuables, soit d'en demander la compensation par l'Etat, ce qui n'est pas envisageable dans le contexte budgetaire actuel. Enfin, la mesure pourrait avoir des consequences negatives sur le plan economique : les proprietaires beneficiaires de la reduction de taxe fonciere seraient en effet moins incites a reintroduire les immeubles inutilises sur le marche immobilier en leur trouvant une autre utilisation.
Auteur : M. Bouvard Michel
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impots et taxes
Ministère interrogé : budget, porte-parole du gouvernement
Ministère répondant : communication
Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 24 octobre 1994