Question écrite n° 16843 :
Etablissements

10e Législature

Question de : M. Chevènement Jean-Pierre
- RL

M. Jean-Pierre Chevenement attire l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la sante et de la ville, sur les consequences particulierement dramatiques qu'entrainent les restrictions budgetaires sur le fonctionnement des etablissements pour handicapes sous tutelle de l'Etat : IMP, IMPRO, IME, CAT, etc. La qualite de l'accueil des enfants, adolescents, adultes handicapes, ainsi que la mission de service public incombant a ces etablissements, sont en danger. Certains etablissements risquent de devoir fermer, tandis que d'autres auront de plus en plus de mal a payer les personnels qualifies, les transports pour assurer les services de ramassage... Ce sont des centaines de handicapes et de familles, mais aussi d'emplois, qui sont desormais a la merci de subventions exceptionnelles, alors que l'Etat a des obligations envers eux. Ce sont aussi des efforts considerables menes depuis plusieurs annees qui vont etre reduits a neant. Le Gouvernement vient d'attribuer une dotation de 20 millions de francs pour les CAT du Pas-de-Calais qui apparait bien insuffisante alors que l'impasse budgetaire pour l'ensemble des etablissements a gestion « Etat » s'eleve a 56 millions de francs. Il lui demande quelles mesures urgentes elle entend prendre pour que soient respectes les engagements de l'Etat envers ceux qui ont le plus besoin de solidarite.

Réponse publiée le 19 septembre 1994

Les IME, IMP et IMPRO sont des etablissements medico-educatifs finances sur credits d'assurance maladie. Le taux de progression de ces credits est reevalue chaque annee en fonction principalement des evolutions salariales, mais aussi de la progression specifique de l'ensemble de leurs depenses. Ces taux ont jusqu'a present correspondu a l'evolution des besoins et le fonctionnement normal de ces etablissements est assure. En revanche, pour les etablissements sociaux finances sur des credits de l'Etat (notamment les centres d'aide par le travail), la progression des dotations est en effet plus difficilement assuree. Les conclusions de l'inspection commune confiee a l'inspection generale des affaires sociales et a l'inspection generale des finances pour apprecier et evaluer la situation financiere reelle des centres confirment que les situations sont tres disparates d'un etablissement a l'autre et d'un departement a l'autre. Il s'avere que les centres d'aide par le travail sont differemment dotes, sans pour autant que la nature du handicap du public accueilli puisse le justifier, certains etablissements se trouvant ainsi dans une situation financiere plus difficile que d'autres. Il est urgent de corriger les situations particulierement inequitables. Ceci implique que soit mene a bien au cours des exercices budgetaires 1994 et 1995 un travail de definition clarifiee et rationalisee de chacune des structures, qui va se traduire par le reexamen systematique des budgets.

Données clés

Auteur : M. Chevènement Jean-Pierre

Type de question : Question écrite

Rubrique : Handicapes

Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville

Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville

Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 19 septembre 1994

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