Question écrite n° 16849 :
Politique et reglementation

10e Législature

Question de : M. Bousquet Jean
- UDF

M. Jean Bousquet attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur les problemes poses aux professionnels de l'aquaculture et de la peche touristique. Ceux-ci presentent un certain nombre de propositions. Ils souhaitent substituer dans les textes la libre circulation du poisson a la libre circulation de l'eau ; supprimer les autorisations de creation pour tout etang inferieur a 5 000 metres carres, ainsi que l'avis consultatif des federations de peche ; organiser le libre passage des pecheurs, car les riverains proprietaires du sol ne peuvent louer leur droit de peche, etant donne le classement en eau libre ; accorder systematiquement des agrements sanitaires par les services veterinaires sur l'honneur, car il ne s'agit pas de pisciculture intensive mais extensive ; preparer une liste de poissons susceptibles de creer des desequilibres biologiques ; laisser toute liberte d'organisation de la peche aux proprietaires d'etangs et de ruisseaux qui ne permettent pas une navigabilite et enfin ils souhaiteraient egalement que les ingenieurs des eaux et forets deviennent competents pour gerer les rivieres. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre sa position en ce qui concerne les propositions mentionnees.

Réponse publiée le 10 octobre 1994

Le ministere de l'agriculture et de la peche est concerne par l'evolution economique des filieres de l'aquaculture et de la peche touristique, car elles constituent un axe de la politique de diversification des productions agricoles. L'expansion de la pisciculture extensive est liee a une meilleure valorisation des plans d'eau par la peche. Une forte demande apparait pour la pratique d'une peche amateur de loisirs dans des parcours plus elabores et mieux encadres. Actuellement une initiative partagee avec le ministere de l'equipement, du logement et du tourisme vise a favoriser la production et la peche, en parcours prives, d'un poisson repute pour sa peche sportive : le black-bass. A l'heure actuelle, les agriculteurs et les proprietaires riverains de cours d'eau non domaniaux et d'etangs peuvent disposer librement de leurs droits de peche. Il est possible, sans amender les lois en vigueur, d'entreprendre une valorisation commerciale individuelle, ou collective, de toute rive ou etang d'un domaine prive. La participation des associations de peche, qui ne constitue pas une obligation, est a rechercher afin d'assurer la plus large dynamique locale a ces projets piscicoles et touristiques. L'evolution economique des filieres de l'aquaculture et de la peche touristique fait l'objet de toute notre attention ; mais le cadre legal de ces activites, et son evolution, est du ressort du ministre de l'environnement.

Données clés

Auteur : M. Bousquet Jean

Type de question : Question écrite

Rubrique : Peche en eau douce

Ministère interrogé : agriculture et pêche

Ministère répondant : agriculture et pêche

Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 10 octobre 1994

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