PALULOS
Question de :
M. Hamel Gérard
- RPR
M. Gerard Hamel appelle l'attention de M. le ministre du logement sur les modalites d'attribution et de calcul des primes a l'amelioration des logements a usage locatif et a occupation sociale (PALULOS). Le principe retenu est l'attribution d'une subvention d'Etat de 20 p. 100 du montant des travaux, plafonnee a 85 000 francs par logement. Un quart de cette somme est constitue par une aide financiere directe ; les trois autres, par un pret bonifie de 5,8 p. 100. Or, il semblerait que l'instruction des demandes de prime soit souvent longue, contraignante et incertaine, et puisse, de ce fait, decourager certains proprietaires d'entreprendre la rehabilitation de logements pourtant utiles. De plus, la duree des prets etant de quinze ans, leur remboursement est rendu relativement pesant, notamment par rapport a celui des PLA, qui s'echelonnent sur trente-deux ans. En effet, il est courant qu'une operation de rehabilitation concerne plusieurs logements en meme temps, multipliant d'autant le montant des remboursements. Enfin, a partir de 1996, le maitre d'ouvrage ne pourra plus recuperer la TVA aupres du Fonds de compensation de la TVA. Il ne pourra non plus la recuperer aupres de l'utilisateur final, car le montant des loyers est encadre ; de plus, il serait immoral de faire supporter le cout par un locataire, lui-meme souvent en difficultes financieres. En consequence, il lui demande quelles dispositions il envisage de prendre, afin de rendre plus attractive l'incitation a la rehabilitation des logements par le biais des PALULOS. Il lui suggere notamment un allongement de la duree des prets ou une augmentation des sommes pouvant etre pretees, ainsi qu'une simplification des procedures d'examen des dossiers. Concernant le non-remboursement de la TVA, il lui demande quelle compensation il compte instituer, afin que celui-ci n'engendre pas une desaffection pour les PALULOS.
Réponse publiée le 26 septembre 1994
Les primes a l'amelioration des logements a usage locatif et a occupation sociale (PALULOS) peuvent etre attribuees aux organismes d'HLM, aux societes d'economie mixte, aux communes ne disposant pas d'etablissements publics places sous leur tutelle et gestionnaires de logements, et aux organismes agrees par le prefet pour le logement des personnes defavorisees. La PALULOS permet de financer des travaux d'amelioration qui doivent avoir pour objet : de mettre les logements acheves depuis au moins quinze ans, sauf derogation du prefet du departement, en conformite avec les normes minimales d'habitabilite ; d'economiser l'energie dans les logements existants au 1er juillet 1981 ; de realiser des economies de charges, de renforcer la securite des biens et des personnes, d'ameliorer la vie quotidienne (notamment par l'adaptation aux besoins des personnes handicapees ou agees) dans les immeubles existants. La subvention est versee par l'Etat a l'organisme beneficiaire. Le taux de la subvention est de 20 p. 100 dans la limite d'un plafond de travaux de 85 000 francs par logement (sauf derogation du prefet du departement, notamment dans le cas d'immeubles degrades). Ce plafond peut etre porte a 130 000 F si la surface est augmentee d'au moins 10 p. 100 dans les logements acheves au 31 decembre 1960. Le taux peut etre porte a 30 p. 100 pour les operations destinees a ameliorer la securite, ou ayant un caractere experimental, ou integrees dans des programmes tres sociaux portant sur des quartiers, et meme a 40 p. 100 pour tenir compte de l'importance et des caracteristiques sociales de l'operation. La subvention est versee par tranches entre le debut et la fin des travaux. Le pret de la CDC est, en principe, d'une duree de dix a quinze ans, pouvant exceptionnellement aller jusqu'a vingt ans. Le taux est de 5,8 p. 100, revisable en fonction du taux de remuneration du livret A. En pratique, la quotite de pret est de l'ordre de 50 p. 100 du cout d'operation. Pour ce qui concerne la recuperation de la TVA aupres du fonds de compensation de la TVA, il est rappele que les depenses que les communes engagent pour la realisation de logements locatifs sociaux ne sont pas eligibles au FCTVA, en vertu de l'article 42-III de la loi de finances rectificative pour 1988. En effet, cet article exclut expressement du benefice du FCTVA les depenses concernant des immobilisations cedees ou mises a disposition au profit de tiers non eligibles au fonds. Avec les caracteristiques ainsi definies, les demandes de subventions PALULOS ont conserve un rythme eleve. Le programme de un million de PALULOS en cinq ans s'achevera ainsi en 1994. L'application de la reglementation en vigueur ne souleve pas de probleme particulier. Il ne parait donc pas utile d'en modifier l'economie generale.
Auteur : M. Hamel Gérard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement : aides et prets
Ministère interrogé : logement
Ministère répondant : logement
Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 26 septembre 1994