Vin et viticulture
Question de :
M. Perrut Francisque
- UDF
M. Francisque Perrut se fait l'echo aupres de M. le ministre de l'agriculture et de la peche de la grave inquietude manifestee par les professionnels de la filiere viticole de son departement face au projet de reforme de l'organisation commune du marche viticole. En effet, ceux-ci estiment, a juste titre, que la France est certainement le seul pays a avoir reellement restructure et ameliore sa production depuis de nombreuses annees et que la reduction de cinq millions d'hectolitres que semble vouloir imposer la Commission de Bruxelles est totalement inacceptable. Aussi, il lui demande de bien vouloir l'informer de l'etat des negociations en cours et s'il compte defendre un certain nombre de mesures largement souhaitees par les viticulteurs de sa region telles que : l'application stricte de la preference communautaire et l'elaboration de reglements europeens en concertation avec les interprofessions afin d'aboutir a plus d'equite dans l'organisation des marches ; la mise en place d'un volet important en faveur de la promotion des vins et la fixation d'un rendement maximum pour les vins de qualite produits dans des regions delimitees ; l'instauration d'un dispositif de restructuration permettant l'installation des jeunes viticulteurs grace a la creation d'une reserve nationale de droits de plantation.
Réponse publiée le 7 novembre 1994
L'honorable parlementaire a appele l'attention du ministre de l'agriculture et de la peche sur les inquietudes de la filiere viticole francaise face au projet de reforme de l'OCM presente par la commission. Le ministre de l'agriculture et de la peche a deja eu l'occasion de s'exprimer sur les objectifs, les principes et les modalites de ce projet. Le ministre de l'agriculture et de la peche a insiste sur la necessite de cette reforme mais aussi sur la volonte de la France qu'a cette occasion, l'Union europeenne se dote non seulement des moyens de resorber les excedents, mais aussi des instruments necessaires a la competitivite et a la capacite d'adaptation du vignoble communautaire. Par ailleurs, le ministre de l'agriculture et de la peche a, comme le souligne l'honorable parlementaire, exprime de fortes reserves sur les modalites techniques proposees par la commission: qui ne prennent pas en compte les efforts deja realises par la France pour adapter sa production a la demande ; qui ne prevoient pas les mesures positives necessaires a la poursuite de l'effort de restructuration du vignoble ; qui comportent un volet « promotion » notoirement insuffisant, et qui, en matiere de vins de qualite et d'interprofessions, ne permettent pas de garantir le maintien et le developpement d'une production de qualite dont la France est un des principaux berceaux historiques.
Auteur : M. Perrut Francisque
Type de question : Question écrite
Rubrique : Politiques communautaires
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Signalement : Question signalée au Gouvernement le 31 octobre 1994
Dates :
Question publiée le 18 juillet 1994
Réponse publiée le 7 novembre 1994